samedi 31 mars 2012

Star Wars, partie 1 (Intro et quête du mentor...


Star Wars...  Ceci est un résumé fourre-tout et même des bouts de conversation avec les joueurs... Les résumés des fiches viendront sans doute dans un fichier à part nommé Pjs.
Avec les avantages et défauts.

Les persos ?
Omega HO : Un Galakien de la planète Galak, des hommes modifiés à la peau bleue et amphibie, avec une culture sexuelle proche des dauphins. Le pj, jedi mineur a été formé par un mentor qui n'est qu'une sorte de fantôme, un écho de la force. Il refuse de se marier et reçoit pour mission d'embarquer dans un vaisseau et de retrouver une femme noire (peau ébène mais type caucasien), le début de la piste qui permettra au mentor de revivre. Look ?
Dévon, Un humain transformé (plus de 150 ans de vie), esclave sur la planète des Twilek. Il s'est enfui avec une noble twilek formée par son frère. Il n'a pas la force, il est juste sensible. La noble apprenait la force du frère du pj qui a fini par être remarqué et cela a déclenché une révolte. Look Bébel sur le corps de Schwarzy ?
Thala, La noble twilek qui a fui avec le pj frère de son mentor. Jedi très samuraï dans le principe.
Zed, un mercenaire qui est pote depuis dix ans avec un contrebandier, il a vu arriver en clandestin un esclave évadé et une twilek poursuivie sur le vaisseau de son pote. Look, le mercenaire de Serenity ?
Irel, un contrebandier qui a une dette sur le cul envers Jabba. Il est obsédé sexuel et motivé par l'argent et le trafic de drogue. Look, le capitaine de Serenity ?
Labite, un mécano sulustain, adepte du "transit" après des études de proctologue raté, il aime faire péter des trucs et possède sans le savoir des pouvoirs de la force. Il aime aussi la propreté et que tout soit net, c'est un pnj. Il n'aime pas qu'on se foute de son prénom et son surnom est facilement "Bajoues". Il travaille sur un nouveau robot de plaisir pour son capitaine.
Rocco, mercenaire très sexué, qui se faisait passer pour un trooper en début de scénario, pnj. Châtain clair, look de Brad Pitt.
Freddy, mercenaire pote du précédent, dans la même situation... Cheveux très courts, rasés, typé un peu métis black ou porto. Grosses moustaches. Pensez Vin Diesel avec des grosses moustaches.

Le pitch...
Omega rencontre les pjs au Beach, une twilek danseuse vend la twilek rebelle aux autorités, un quiproquo se fait sur la véritable identité de deux troopers trop intéressés par les filles (Rocco et Freddy , de fait), Bason avec des troopers qui reconnaissent deux jedis parmi les pjs, récupération de la marchandise que convoitait le contrebandier et sauvetage de la dealeuse (dont le vrai nom est Cerise Laran), présentation détaillée : Omega a une vision d'un astéroïde un peu en forme de bite, l'astéroïde se trouve sur le système Tatooine, c'est la maison des plaisirs, un bordel de super luxe pour nobles en goguette.
Arrivé sur la maison des plaisirs, rencontre avec Canari la tenancière qui leur montre un hologramme des pjs, elle les attend depuis dix ans.
Les pjs sont aspergés dans un ascenseur d'un cocktail de drogues, nanobots et midichloriens.
Présentation à Geena, la femme à la peau noire, aux oreilles pointues et aux cheveux blanc qu'Omega recherchait.
Gena parle aux pjs d'Alpha HO, un sorcier, un jedi, un chercheur de la Force, tué par l'ordre des sorcières rouges dans le temps et disséminé à travers toute la galaxie. Un cadeau laissé par Alpha HO à Omega HO permet aux pjs de voir (alors qu'ils sont drogués) le premier endroit où se trouve un des morceaux d'Alpha HO : Tatooïne, dans une caverne d'hommes des sables, dans une barge détournée à Jabba.
Les pjs reçoivent un don, un legs d'Alpha HO, un dédommagement pour le sauver, ainsi que le marqueur d'une carte permettant de le retrouver : un tatouage dans la main, leur permettant d'activer le legs.

On a bien rigolé, j'ai bien typé mes pnjs, gueule des pjs quand ils ont découvert que le sullustain avait "Le Transit" (mais ils ne savent pas quelle compétence ou quels pouvoir de la Force le sullustain possède).

Sinon, j'ai donné 3 avantages de leurs choix aux pjs...
Y en a un qui m'a pris sabre laser, mentor, amphibie ; un autre a pris arme fétiche, réseau de contact, au choix du mj ; un autre vision thermo, longévité, au choix du mj ; une autre sabre laser ; un dernier a pris : mécano pnj, réseaux de contact, planque secrète.
Ils ont eu aussi un défaut, à la manière d'Icons, permettant une activation du mj en échange du gain d'un point de personnage.
J'ai : bloquée en certaines situations, rha je dessèche, regard troublant, mauvaise réputation, obsédé sexuel.

Notes de jeu
Votre pouvoir est à 5D en fait, j'ai réfléchi.
Ca va pas être triste.
Vous avez sans doute gagné : contacts La maison du Plaisir / Les soeurs du silence.
Je suis pas certain d'avoir les avantages de Guillaume. Prends-en deux en plus que le sabre laser.

Le deuxième défaut de certains persos, c'est :
Poursuivi...
La famille Debaron pour Omega, tiraillé entre deux devoirs, devoir épouser une femme ou chercher son maître.
Jabba pour Zed et le pilote.
Un ordre de médecins pour Labite
Des familles Twileks pour Devon et Thala.
Prochaine partie, vous aurez 2 points de Force et 5 points de personnage tous.
A Omega
C'est la famille DeBaron.
On peut considérer que tu as l'avantage malgré tout allié.
La famille de ta fiancée est prête à tout pour que tu épouses leur fille, même à t'arrêter pour une raison inconnue, mais tu as le temps de retrouver ton mentor, peu à peu.
Il sera possible de refaire un saut sur Galak, sans problème.
J'ai mis deux nobles dans les pjs pour utiliser le supplément dessus et même, il est possible qu'en fait il y en ait plus que ça lorsque les autres découvriront leurs ancêtres :)
T'as senti un lien quand vous avez été "connectés", comme si vous étiez un peu en relation par un truc partagé. Le sang ? Les midichloriens de la même famille ? 
Chut.... 
Je révèle pas tout.
Moi, j'adore faire jouer assez comique avec de grandes scènes de roleplay mais avoir une sorte de trame sérieuse dans le fond.

Résumé deux...
Or donc...
Alpha est mort.
Depuis quand ? Ca...

Sur Galak, Taggeco a des problèmes avec des "rebelles"... Une sorte de mystère à la Blue Planet sur c'te planète quoi. Des sabotages, des ennuis.
Taggeco a choisi de faire intervenir les mecs en blanc parce que des dirigeants du CA de Taggeco connaissent un moff.
Ce moff va être important, vous auriez pu jouer des mecs de l'empire de son côté. Mais pour l'instant... eh eh eh. Le moff qui s'est chargé de donner des ordres pour envoyer les mecs en blanc, vous savez pas qui c'est pour l'instant.
Les Debaron tiennent absolument à ce que tu épouses leur fille, mais tu ne l'as jamais vraiment rencontrée, elle a étudiée hors de la planète pendant dix ans. Elle s'appelle Eta.

La famille Lax, les twilek qui avaient des esclaves et des mines dans leur secteur a connu une rébellion sans précédent quand des esclaves ont pensé qu'avec Aeon, le frère de Devon et le côté progressiste de Thala ils pourraient s'échapper.
Révolte réprimée dans le sang par les associés des Lax, les Sanar...
Thala a des membres de sa famille dans un autre secteur, oncle, tante et cousins. Elle est de sang Noble, comme le personnage d'Omega (bien que sur Galak ça soit plus faire partie d'un clan "d'alpha").
Devon aussi faisait partie d'une famille de chefs, de leaders sur sa planète, Kandar... avant d'être capturé voici une trentaine d'années.
Idel (faut que je vérifie son prénom) est dans son histoire certainement un bâtard. Sa mère, une fille de petite vertu, l'ayant sans doute eu avec un mec important qu'il n'a jamais connu. Dans le milieu de la pègre, depuis l'enfance, il a essayé de joindre l'armée avant de finir en déroute.
Zed, n'a pas parlé de son enfance, même à son pote Devon. Il l'a connu à l'armée. Ils se sont sortis de la merde lorsqu'ils ont manqué se faire massacrer par des pirates que l'armée essayait de nettoyer. Une fois Zed a sauvé aussi Devon d'une tueuse psychopathe et Devon a flingué un mec qui voulait butter Zed (pour des raisons que vous n'avez pas trouvées). Zed, il a quelque chose dans son passé, une zone d'ombre de quelques mois dans des labos pour faire des expériences dessus. Mais le labo, il s'est fait attaqué par des voyous... Ca a butté la mère de Zed. Mis Zed en colère et il est rentré dans l'armée pour faire un peu régner la justice de l'empire ou des corpos avant de se rendre compte qu'il n'y a pas de gentils, autant être mercenaire. Et protéger de temps en temps son pote Zed.
Tous les deux ont perdu deux vaisseaux, bazar, dont le dernier avec trois filles (Laurie, Grace et Hal) et le droïd de plaisir, dérobé par les fils du Croc contre lesquels nos deux compères ont une dent.
Labite, il a été rencontré sur Tatooine, quand les deux compères ont acheté leur deuxième vaisseau et depuis ils ne se quittent plus. Labite, c'est le roi des trucs qui explosent et de la fabrication de droïds bizarres. 

Les caracs de Labite
Dex 2D, Perception 3D, Savoir 2D+2, Vigueur 2D, Mécanique 4D, Technique 4D, Fluide 1D...
Compétences (le total attributs + compétence est fait) 7D répa droïds-Ordi, 6D médecine, Réparation de Vaisseau, Artisanat (démolition, couture, sculpture), Technologie, Croiseurs... 5D  en Sécurité, Astrogation, Canon, Ecran/Senseurs, chasseurs, répulseurs. Recherche 4D (6D - c'est racial), Manipulation 4D, Discrétion 4D, Esquive 3D (5D - c'est racial), Tir 3D, Lancer 3D...
Les talents de "Transit" de Labite vous sont inconnus pour l'instant mais Zed et Idel ? ont remarqué qu'il s'interfaçait souvent avec les machines ou les systèmes, qu'il n'était jamais malade en dépit de sa vigueur basse, qu'il voyait vraiment loin et qu'il esquivait vachement bien pour un p'tit gars et que ses explosions c'était toujours quelque chose.
On pourrait résumer par Interface, Vitalité, Pes, Sens du danger et Explosion.


Avantages : « Le Transit », Cybernétique, « Pouvoirs inconnus liés à une expérience / un implant / une magie / ça vous regarde pas pour l'instant, Main tatouée (Illusions).
Défauts : Aime faire péter des trucs. N'aime pas quand c'est crade. Ne peut s'empêcher de tester tout nouvel appareil. Radié de l'ordre des médecins. 

Les Caracs de Rocco et Fred viendront plus tard, mais ils ont l'achétype de Mercenaire.Dex 4D, Perception 3D, Vigueur 4D, Savoir 2D, Mécanique 3D, Technique 2D+2


mercredi 28 mars 2012

Tourne 7 fois la langue dans ta bouche.


Je me réveille, je râle, je cherche les autres... Ils ne sont pas là.
Angoisse ? Non. J'ai passé le seuil de ce genre de choses. Je suis capable pourtant de les ressentir. Je suis sur les rivages de la colère. Les gens croient souvent que les paladins, parce qu'ils ne ressentent pas la peur, ne peuvent pas être angoissés. Non. Nous sommes capables de ressentir des souffrances qui ne préoccupent pas des individus ordinaires. Je suis capable de voir les plaies, de les prendre pour moi.
Je regarde mes plaies.
Je ne m'étale pas. Je n'ai pas envie de rester sur ces derniers mois.
Je demande aux gardes s'ils ont vu mes compagnons sortir... Si. C'est bien possible. Je sens une ouverture et demande à parler à la reine, notre « nouvelle amie ».
A l'intérieur d'elle, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Peut-être que Sigmund a des réponses. Il en avait déjà avant que nous ne rencontrions la reine. Inspiration. Expiration. Parler à Sigmund. Voilà sans doute une des clés. Il ne cause que de fric, de femme et de pouvoir. Mais il y a sans doute quelque chose en plus.
Bref.
J'arrive devant la reine. Je frémis un peu. La seule experience que j'ai en matière de sexe, c'est avoir été violé par une elfe noire. Elle excite quelque chose en moi. Ce n'est pas de la même nature que Iomedae ou Sarenrae. C'est une sorte de calcul. Du genre essayer de la séduire pour préserver la part humaine qu'il y a en elle. Ce jeu auquel se livrent les elfes. Je lui explique le mal qui m'a causé dans le rêve, le fait qu'on doive se diriger vers le roncier.
J'ai du mal à cerner ce qui la préoccupe le plus. Je pense que sa cause est personnelle, qu'elle n'a rien à voir avec Namtar, Asmodée ou Rovagug, ni même l'horreur appelée Fléau des Arbres qui est enfermée dans le roncier.
Mais la priorité est de retrouver mes compagnons, d'empêcher qu'ils fassent une bêtise de plus parce qu'ils ne sont pas informés. Je demande à la reine de me confier un de ses rangers. Elle m'oriente vers ses conseillers. Je parle au conseiller Avernes... un homme intéressant et préoccupé par ce qui arrive à la reine... A demi-mots, je cerne le trouble dans le visage de l'homme et je choisis de tout lui confier. Lui et ses pairs ont peut-être les moyens de contrebalancer ce qui arrive à la reine. Encens, flammes, Avernes prends mes mains et m'aide à avoir des visions sur un village ancien, une ville ancienne, abandonnée, nommée Shevaroth. J'y vois Fléau des arbres détruire des disciples de Rovagug. Je vois aussi le futur... mes compagnons qui arrivent aux portes de la ville morte. Avernes me confie un elfe, ranger, nommé Cyrrus, pour retrouver mes compagnons et se rendre à Shevaroth... qui aurait été la première ville des elfes...
J'apprécie pas mal Avernes. Un homme intelligent, qui a des doutes. C'est juste dommage que le monde soit si plein de gens crétins super confiants en eux et que tous les gens intelligents aient des doutes.
Une rapide enquête.
Mes trois compagnons sont partis au matin, avec un carosse... J'imagine qu'Arthur pleure Helena.
Je sais que Jorus a de nouveau un compagnon. Et Sigmund rêve de fric, de femme et de gloire...
Mes compagnons ont été aperçu avec une femme en noire, couleur rare en Kyonin.
Ils ont emportés avec eux les objets pris sur les elfes noirs...
Avec Cyrrus qui s'avère être un bon compagnon, nous suivons la piste des trois autres... Une heure avant la ville de Shevaroth, le carosse part dans une autre direction. Les trois chevaux de mes compagnons, eux, font route vers la cité maudite.
Cyrrus et moi rejoignons mes compagnons un peu tétanisés à l'entrée de Shevaroth, des formes fantômatiques flottent au-dessus des décombres... Il y a de tout dans la cité. De tout. Squelettes, goules, spectres, âmes en peine, démons des ombres... et j'en passe que je ne connais certainement pas.
Sigmund nous confie que la couronne est le seul moyen pour retrouver le magisterium... Sa mère semble être au courant de ce fait... Je ne pose pas trop de questions sur leur voyage avec la mère de Sigmund. Une femme qui a impressionné par son charisme Jorus et Arthur apparemment.
Il y a une entité qui contrôle la reine... affirme Sigmund qui explique aussi que c'est dans le cœur de Shevaroth qu'il est sûr de rencontrer son destin... qu'il pourra être riche, entouré de femmes et possédant la gloire...
Bien sûr.
Fantômes, brumes, cris lancinants, ténèbres.
J'inspire.
Pas la peine d'attendre. Je ne veux pas rentrer dans la cité. Mes compagnons ont une peur légitime. Mais je sais que ce n'est pas possible de faire autrement. J'y vais. Je sais que mon aura peut rassurer. Ils me suivent.
Mouvements, cris, plaintes, chuchottement dans les ténèbres, fouissements, bruissements, atmosphère lourde...
Une âme en peine surgit. Je dégaine mes deux épées. J'ai finalement choisi d'accepter le cadeau de la reine. Un combat s'engage. Rapide. Frappant deux fois plus que d'habitude avec mes armes magiques, je multiplie mes chances de faire du mal à la créature...
Dissipation de la bête... Le chant d'Arthur a bien aidé. Les projectiles de Sigmund aussi. Mais ils doivent économiser leurs talents magiques.
Nous nous enfonçons dans le cœur de Shevaroth. Dans les ruines et les décombres, presque au milieu d'un tapis de cendres d'os.
Jorus repère le symbole de Rovagug sur une église...
Un peu plus loin, dans les bâtisses, une adolescente, blonde platine, glisse dans les ombres. Arielle. Ma sœur. Qui n'a pas vieilli, qui n'a pas subi le poids de ces douze dernières années...
J'ai envie d'aller la rechercher. J'ai envie de la sauver.
Mais voilà ce qui se passe quand on est paladin. On essaie de faire le plus souvent passer l'intérêt du groupe ou d'une cause au-dessus des siens. Le plus souvent. Ma sœur qui n'a pas vieilli, ce n'est pas bon présage...
Je choisis de pénétrer dans l'église. Sigmund est de plus en plus persuadé qu'il doit rencontrer son destin dans cet endroit.
A l'intérieur une vingtaine de goules nous charge. Nous nous plaçons tactiquement,sur les sages conseils de Jorus, sur le parvis, sous le porche, pour contenir l'assaut. Je me retourne. Dehors apparaît un démon des ombres... Plus loin, un champion sequelette et un spectre.
Je déclare un châtiment du mal contre la créaturte des ombres qui parvient à dominer quelques secondes Arthur, assez pour qu'il décoche deux flèches dans le dos de Jorus, occupé à lutter contre les goules avec son loup et le sanglier qu'il a invoqué.
Cyrrus fait feu un maximum de sa double détente aux flèches... Sigmund me protège avec une armure de mage et fait confiance à ses projectiles magiques.
Si mes trois compagnons qui luttent à l'intérieur peuvent avoir rapidement le dessus, on a nos chances. En finissant de tuer le démon des ombres et en voyant arriver un spectre et un champion squelette ainsi qu'une légion de morts-vivants, je sais que notre seule solution pour survivre est que je puisse contenir assez longtemps les monstres de dehors pour que mes compagnons massacrent toutes les goules et que nous nous réfugions dans un couloir où l'assaut pourrait être plus contenu.
J'entame sévèrement le spectre lorsque je vois arriver la reine des elfes, en vol. Elle déchaîne l'enfer sur les morts-vivants, nuées de météores, boules de lumières et j'en passe. Un carnage.
En à peine quelques secondes...
Un peu abassourdis, nous la voyons redescendre sur le tapis cendreux. Au loin, une petite fille blonde, s'esquive dans les ombres. J'ai beau l'appeler plusieurs fois, je n'ai le droit qu'à un petit rire étrangement cristallin.
La reine semble changée, quelque chose sur sa peau, dans ses yeux devenus reptiliens. Sa voix est gutturale et rauque...
« Si vous ne voulez pas que la reine des elfes suffoque dans une bataille, vous allez faire quelque chose pour moi, en échange je m'engagerai à libérer la reine des elfes et vous aider.
J'ai besoin de quelque chose que je ne peux pas trouver par moi-même... »
Non. Non, fais-je, sans tourner ma langue sept fois dans ma bouche. Non. Qu'elle aille se faire foutre. Hors de question.
Je pars chercher ma sœur. Arielle. Arielle. Elle ne répond pas.
La conversation continue avec mes compagnons. Je perçois vaguement un « Sigmund, fils de Drakisax »...
J'ai le temps de souffler. De commencer à réfléchir... De laisser s'éteindre les flammes de la colère. Oui, il arrive parfois à un paladin d'être ravagé...
« Quel est votre rapport avec Rovagug... » demande Sigmund...
Cette dernière reste assez énigmatique mais il est clair qu'elle n'aime pas l'entité.
La reine montre un objet qu'elle veut récupérer... Elle a besoin de nous pour cela.
Elle montre une guerre ancienne. Un des rejetons de Rovagug, des dieux qui luttent pour l'enfermer. C'est la Tarrasque...
Dix hommes en toge... Le magistérium. Tous écrivent des choses à différent des endroits. On les voit fuir un peu partout, poursuivi par Asmodée... On ne connait pas leur devenir.
Autre vision, un vol représentant des dragons d'or, combattant contre des démons, des rejetons de Rovagug. Il y a une guerre épique.
On voit notre souhait le plus cher... pour moi, il doit s'agir de ma sœur mais aussi de libérer la reine des elfes, si je plonge bien dans mon cœur et dans ma raison. On a une vision de l'avenir. Elle intervient dans le déroulement de l'avenir, elle est à même de vaincre Namtar...
Mes compagnons semblent prêts à l'aider. J'ai affirmé pendant plusieurs minutes que pour mon cas, ce n'est pas possible. Plus possible. Que je ne peux plus rien faire sans certitudes...
Et là... En regardant les yeux de la reine, sa peau qui commence à se parcheminer, les landes désolées et cendreuses qui s'étendent au loin, les ruines de la cité perdue, je sens ma langue qui se tourne pour la septième fois dans ma bouche...
Bien sûr.
Révélation.
Une des manières qu'on nous a appris de lutter contre le mal est de faire le bien, par l'exemple. De montrer à quel point, le choix de ne pas nuire peut conduire à une manière de vivre plus tranquille, exempte de toutes les sources de conflit.
Je me rappelle de moi observant la reine trois jours plus tôt et cherchant à savoir si elle peut être séduite pour être ramenée à l'humanité.
Peut-être que c'est là, la clé. Dans l'humanité.
Je regarde mes compagnons et l'entité qui habite la reine et qui a tant besoin de cet objet.
Je vais dire oui. Je vais dire oui. A une condition. C'est moi qui porterai l'objet. Je suis le plus à même de résister aux tentations du mal après tout et je lui donnerai ce dont elle a besoin.
Dans tous les cas, elle déteste Rovagug.
Dans tous les cas, elle veut être libre d'une certaine façon de la prison de chair de la reine.
Dans tous les cas, Sigmund doit en savoir un peu plus que nous et il va me l'apprendre.
Dans tous les cas, je ne fais pas ce marché pour traiter avec le mal, mais pour libérer la reine des Elfes qui pourrait reprendre le flambeau de sa nation et aider le monde à lutter contre la menace des rejetons de Rovagug. Oui. Dans tous les cas, je fais ça parce que j'avais oublié une chose... Que ce que je désire finalement plus que tout, c'est de réparer cette erreur commise à l'encontre de cette femme, dirigeante d'une nation, et dans laquelle j'aurais voulu voir à nouveau la flamme de la vie et la séduction.
C'est cliché le chevalier qui cherche à sauver une princesse ou une reine.
Mais il n'y a qu'avec des images claires en tête que je veux avancer... Des images qui font la lumière dans les ténèbres qui règnent depuis des mois.
Oui. Je vais vous aider... m'entends-je dire... cinq fois, six fois...

Notes technique / gain :
Les objets récupérés sur les elfes noirs sont un ceinturon du chat (Ariel), du taureau (Jorus), des bottes ailées (Sigmund), une flute de hantise (Arthur)...
Chacun a gagné un cheval et gagné aussi une arme +2. Dague, arc, serpe ou épée longue.

mercredi 21 mars 2012

Reine noire


Chez les elfes...Les bois, la forêt... Le chant des arbres avec la légère brise...
On commence à avancer en suivant la direction indiquée par Jorus...
Mais il apparaît que nous ne sommes pas aussi doués que les elfes. Piège, simple, mais efficace. En dehors de Sigmund, on se retrouve tous suspendus en l'air par des cordes. Une elfe ranger nommée Tessara nous a capturé... Elle accepte de nous relacher.
Sigmund est ligoté et bailloné après une réflexion sur la reine des elfes, cela ne dure pas longtemps mais assez pour se rendre compte qu'un sentiment de méfiance anime les elfes vis-à-vis des étrangers, ce que je peux parfaitement comprendre. Les humains ne savent pas aussi bien vivre en harmonie avec la forêt.
Je retiens quelques images.
Un demi-elfe fait partie de l'équipée qui nous accompagne.
Les elfes font une prière avant d'égorger les animaux...
Ils savent presque parler aux plantes et sont aussi les rois de la pêche dans la rivière.
Arthur reconnaît le demi-elfe qui nous accompagne. Ce dernier est intéressé par le fait qu'Arthur ait survécu à certains événements en Varisie... Je remercie le ciel d'être paladin. Je ne serais pas ce que je suis l'individu aurait pris un coup de boule.
Il nous parle d'une guilde de commerçants qui avait mis la tête d'Arthur à prix. Il s'appelle Raoul. Il a vexé du monde le Arthur... Héléna... serait morte en Varisie...
Arthur ira discuter finalement avec Raoul... qui me chauffe de plus en plus les oreilles... Je ne sais quelles sont leurs affaires, j'espère qu'elles sont au mieux pour Arthur... Mais je sais que mes compagnons sont ma famille et que je ne supporte pas qu'on fasse du mal à ma famille.
Nous suivons le cours de l'Endowhar... Jorus trouve Lulu le loup brun, un nouveau compagnon animal.
Telendia Dasseril, porteuse actuelle de la couronne verte, est la reine, nous disent nos guides elfes.
En arrivant au niveau de la ville, on remarque un changement dans les attributs des elfes, au port plus noble, plus altier.
Des gardes protègent les portes pendant qu'on attend.
Une patrouille d'elfe vient nous chercher et nous conduit à travers les magnifiques dédales de la cité dans une annexe du palais principal.
Un elfe mâle se tient sur un trône en verre. Il s'appelle Seldon, il est un des conseillers de la Reine. Je refuse de laisser le conseiller remettre le collier à la reine. Un manque d'étiquette sans doute, qui le vexe. Mais j'ai juré à l'ange défunt de remettre la couronne à la bonne personne et je suis méfiant. L'ombre peut avoir gagné partout, même au sein de la couronne elfique.
On est renvoyé vers une auberge. Vins fins, danseuses exotiques, musique incroyable.
Arthur nous confie que Raoul lui a dit que le Chéliax serait rentré en guerre contre l'Andoran... Je sers les dents. Le chaos a commencé son œuvre de destruction.
Raoul est dans le côté obscur du passé d'Arthur... Son commerce de services n'est pas forcément des plus louables...
Sigmund dans l'après-midi reçoit semble-t-il un message galant (il apparaitra plus tard que c'est plus que ça, qu'il a sans doute rencontré en quelque sorte sa mère. Sigmund ne dit pas tout. C'est son choix, il a de lourds bagages qu'il ne veut pas exposer).
Arthur tente de raconter l'histoire de la cité perdue des elfes à une foule peu attentive.
Au retour à l'auberge, des gardes nous disent que la reine daigne nous recevoir...
On arrive dans une salle majestueuse, le conseiller Seldon à genoux devant sa reine. Elle est belle.
Jorus et moi sommes mis sérieusement dans le caca à patienter longtemps. Arthur arrive, puis il est arrêté pour avoir une compagne succube, Sigmund est manquant à l'appel.
Au bout d'un moment les gardes reviennent avec Sigmund inconscient. Raoul emporte Héléna avec lui, à la suite d'un marché passé avec les gardes elfes. C'est lui qui nous a fait arrêter et a fait croire que nous fomentions un complot contre la reine. A la prochaine rencontre, c'est coup de boule.
Arthur nous confie qu'Héléna était la fille de l'intendant de Varisie...
On nous mène à nouveau à la reine, elle a une discussion forte avec son conseiller, Seldon.
Sigmund dans des propos sybillins nous confie qu'il ne faudrait pas que la reine mette la couronne, qu'il faudrait qu'on reparte avec. Que la reine n'est pas capable d'encaisser le pouvoir de l'objet, qu'il serait en quelque sorte piégé.
Je soupçonne une volonté de sa part d'offrir l'objet à sa mère. La tension monte un peu. On a fait tout ce voyage pour remettre la couronne à la reine des elfes, qu'est-ce qui peut prouver que ce n'est pas pour elle ? Oui, il y a un contre-coup, oui. Et alors ? C'est bien son destin, non, de mettre la couronne ?
Je suis plus convaincant que Sigmund, mal m'en prend. Si seulement Sigmund avait parlé avant des voix qu'il a parfois perçues dans le serre-tête et du risque dont il était prévenu...
La reine met le serre-tête, s'effondre. Seldon semble assez content.
Nous sommes ramenés à nos appartements. Les langues se délient un peu.
Arthur confie qu'il a fait partie d'une organisation qui tuait des puissants avec Raoul.
La mère de Sigmund est une délaissée qui a croisé son fils en ville.
Le lendemain, on vient nous chercher... après nous avoir mieux traité. Serveurs, bon traitement.
Sigmund (noir), Jorus (Brun cuivré), Arthur (émeraude), Ariel (Indigo) sont revêtis de leurs couleurs préférés. Pourquoi j'emploie « sont » et pas nous ? Je ne sais. Quelque chose commence à se détacher à l'interieur de moi.
Des servantes s'occupent de nous, massages, bains. De véritables hôtes royaux.
Le soir, nous avons rendez-vous pour dîner avec la reine, pimpants, habillés, maquillés.
Sur la table, la reine nous attend, avec une apparence différente, plus forte au niveau de l'aura, des cheveux noirs libres, détachés. Elle est plus froide, plus déterminée.
Sigmund me suggère de regarder l'aura de la reine, pour voir si le mal ne l'a pas gagnée... La reine possède maintenant une aura du mal...
Elle refuse d'admettre sur le ton de la menace qu'elle était différente avant et avec une sorte de courtoisie glacée teintée de la plus cruelle ironie, elle nous livre la tête de Seldon.
Un peu plus tard, Sigmund nous confie que la couronne lui parlait... en quelque sorte...
Jorus confie qu'il a reçu un message mystique lui disant de s'enfuir avec la couronne.
Bien sûr.
Je fais un rêve où un grand mal me suggère d'aller au roncier pour déclencher un conflit entre la reine des elfes et le roncier. Dans le rêve, la reine finit de raser avec un plaisir certain la nation elfique. Le mal me dit qu'il faut réveiller le roncier pour lutter contre la reine. Je refuse. Plus de compromis. Ma seule satisfaction est qu'Héléna nous ait été enlevé. J'ai traîné aux côtés du mal trop longtemps. Je ne serai plus un agent d'une force du mal pour en servir une autre. Asmodée n'aura plus rien de moi. Plus rien.
Le mal me montre même lorsque je refuse de l'aider l'image de mes compagnons en train de rencontrer un de mes fantômes du passé, ma soeur et Sigmund convaincre cette dernière de les rejoindre. Lorsque je me réveille, mes compagnons ne sont pas dans leur chambre.
Moi, je n'ai plus qu'une idée en tête, tuer la reine. Idée stupide. Enfin pas tant que ça. Je sais qu'on peut ramener à la vie, j'ai l'espoir qu'elle pourrait revenir vierge de la corruption. Mais ce n'est pas une idée réalisable. Je le sais bien.
Je n'ai en fait pas vraiment d'autres choses à faire que prendre bêtement la route vers la vision que j'ai eue. Et encore.
Maître Gal ne donne plus de nouvelles.
Les elfes risquent de suivre leur reine folle un moment avant de se rendre compte à quel point elle est devenue un monstre.
Partout où nous sommes passés, le chaos a gagné.
Partout.
Je ne ferai plus une seule fois le choix de traiter avec le mal.
Plus une seule.
Il ne me reste que la foi. La foi en la bonté des elfes pour qu'ils se rendent compte du chaos qui va les gagner et la foi en ma déesse, pour surmonter cette épreuve même si les manipulations d'Asmodée m'empêchent d'utiliser mes dons de soins sur autre chose que mes camarades...

mercredi 7 mars 2012

Paradis.


Bataille...
On se rapproche de la bataille, des elfes noirs meurent atrocement, le cerveau sucé de l'intérieur ? non... plutôt les tripes à l'air, les os brisés... Les flagelleurs mentaux s'en donnent à cœur joie, prédateurs prenant plaisir à dévorer leurs proies...
J'essaie de soigner un elfe, avec mes capacités naturelles, pas mon imposition, elle ne marche plus que sur mes amis, le terrible cadeau d'Asmodée.
On combat vaillamment contre un illithid, le chant d'Arthur, la rage et la détermination et mes capacités de chatier un adversaire me permettent de le toucher plusieurs fois, Sigmund lache quelques missiles magiques, le pauvre blaireau de Jorus et l'élémentaire qu'il a invoqué sont des adversaires trop faibles mais au moins me permettent-ils de coincer le monstre blessé. Arthur disparaît soudain, victime d'une peur du combat provoquée par l'illithid qui lui montre ses amis commes des elfes noirs. Au loin, j'aperçois l'ange qui se fait blesser et tombe. Je fonce au milieu des illithids pour tenter de l'aider. L'ange lâche une explosion de lumière en manquant mourir et tue ce qui reste d'adversaires ainsi que le pauvre blaireau de Jorus. Etrange, je n'ai jamais connu le nom de son animal, j'espère qu'il saura vite retrouver un compagnon. Agonisant, l'ange me fait promettre de rapporter la couronne. Il me promet également de nous aider. Nous pillons un peu ce que nous pouvons sur les cadavres des elfes noirs, c'est que la sortie de l'Ombre-Terre risque d'être compliquée... Nous revenons vers l'ange.
Une grande lumière nous saisit. Inconscience....
Nous nous retrouvons ailleurs. Jorus et Arthur se réveillent avant moi. Nous sommes tous habillés en toge... Les ruines et les bâtiments autour de nous sont mangés par la végétation, de tous les arts raciaux mais il n'y a aucune image divine.
Les colonnes sont très belles, imprégnées de différents styles : humains, elfes, chélaxiens...
Sigmund suggère que ça pourrait être les ruines du Magisterium...
Il apparaît à Arthur que sa musique est corrigée...
Jorus sent que le contact avec les esprits est plus distant...
Le paysage est magnifique. Le climat est idéal. Il y a des baies, des fruits, des tubercules...
Je tente des arts martiaux, les mouvements sont plus coulés... et je les fais plus facilement que d'habitude.
Des chemins indiquent que la vie a cours en cet endroit...
Sigmund s'habitue plus vite que nous, à l'ambiance de l'endroit... Il est carrément « connecté » à quelque chose lié à son essence draconique.
Nous rencontrons un indigène qui nous dit qu'on est sur Herméa... Il parle de celui qui protège l'île - « il ».
« Il » a demandé à ne pas nous déranger. « Il » nous observe.
Richard s'appelle l'homme. Nous sommes arrivés dans un halo de lumière il y a quelques jours d'après lui...
Richard est sympathique...
Il parle de nombreuses fois de « Lui ». « Sa présence » est toujours là...
La ville est belle, avec des représentants de toutes les races... orques, elfes noirs, hobbits, nains... elfe noir et elfe normal sont aussi ensemble... La ville s'appelle Promesse. La plupart des gens regardent Sigmund, intrigués.
Devant le temple, une très grosse statue, elle représente un dragon d'or.
Nous sommes installés dans une maison à proximité du temple. Bien. Vraiment bien.
Nous visitons les lieux...
Sigmund se connecte avec l'endroit, Arthur doit être émerveillé par les possibilités de l'art dans cette cité... Je profite de la plage, tentant d'inviter aussi des gens pour faire la fête le soir.
Mais nous sommes convoqués devant le temple.
Un dragon d'or a tout sacrifié pour devenir gardien sacré...
Mendrak, s'appelle-t-il. Il en a eu assez de l'humanité. Il a décidé de mener une expérience, la glorieuse entreprise, pour transformer la race humaine. Nous pourrions être amenés à rester dans son paradis si nous le désirons et passer une épreuve. Si nous refusons, le seul qui aurait une chance de recommencer serait Sigmund.
Sacré Sigmund, il nous confie que la couronne pourrait aller à sa mère, vu qu'elle est de sang royal...
Mendrak nous confie que le père de Sigmund semble avoir un objectif... mais lequel ? Il apparait aussi que l'origine draconique de Sigmund est plus liée aux dragons mauvais... Hum, un compagnon avec une source provenant des dragons mauvais et un autre avec une compagne succube. Je suis bien entouré.
Bref, nous apprenons que le père de Sigmund est un peu devin sur les bords...
Il y a une prophétie nous affirme. Quand le magisterium prédit sa prophétie, une entité supérieure mécontente (Asmodée) leur fit la chasse, certains, sentant qu'ils ne pourraient lui échapper, firent des pactes et des alliances contre-nature, tentèrent de voyager dans le temps ou de mourir pour mieux renaître.
Chacun des dix prophètes a envisagé des solutions diverses.
L'espoir qui allait naître a été libéré le même jour que Namtar...
Est-ce que le Dragon d'Or est l'espoir dans le chaos ?
Pendant le temps en Ombre-Terre et sur l'île, la guerre a débuté aux frontières Nord, au Nirmathas, les peaux vertes submergent les contrées...
L'image du Molthune a changé, des groupes armés s'organisent en Nidal. Une peste handicape les troupes. En Nirmathas, c'est la même chose.
Mendrak nous offre deux choix : aller en Molthune ou en Kyonin. Je penche pour la seconde solution, là-bas, je pourrai contacter maître Gal et puis nous serons débarrassés du fardeau du transport de cette couronne, nous pourrons également plaider pour que les elfes interviennent dans le chaos qui arrive.
Les autres finissent par pencher comme moi et je sens que Sigmund a vraiment envie que sa mère porte la couronne. Pourquoi pas ? Plus d'elfes acquiéront le savoir ancestral des elfes, moins celui-ci risquera de se perdre. Je m'étonne un peu de la raison pour laquelle sa mère aurait été détachée de la lignée royale et aurait eu un enfant avec un humain. Mais l'heure n'est pas à ce genre de questions.
Nous passons la porte et arrivons au pays merveilleux de Kyonin.
Je contacte maître Gal pour l'informer rapidement de la situation et du fait qu'il y ait un traitre dans le rang de l'Eglise de Iomedae.
Il m'apprend qu'Andoran est attaqué, le dit traitre dirigeant l'assaut...

Vient le chaos, viennent les cendres... Quel est l'espoir, quelle est la lumière au cœur des ténèbres qui s'étendent ?
Je ceins l'anneau et la cape que j'ai trouvés sur les cadavres d'elfes noirs. Mes compagnons eux aussi ont trouvé des objets.
Je pense à la prêtresse elfe noire qui n'était pas dans les cadavres, en Ombre-Terre et qui portera peut-être mon enfant.
Me vient un goût de cendre, amer, dans la bouche.
Je crache. Pas de sang. Pas encore.
Mais il y en aura bientôt. Pour sûr.

vendredi 2 mars 2012

Descente en OmbreTerre...

Descente en OmbreTerre... plusieurs heures de marche... Les drows sont peu causants... Paysages de pierres et d'ombres... Cathédrales sombres émergeant des stalagmites, champignons plus haut parfois que le plus grand d'entre-nous.
Après quelques heures de marche, la prêtresse drow cause avec certains de ses hommes... et s'éloigne avec l'envoyé du Nidal... Il y a un flash de lumière, et ce dernier prend l'apparence de quelqu'un de mon ordre...
Il repart escorté par des drows et je pense reconnaître quelqu'un de mon ordre... Il se moque de moi... Agent du chaos chargé de distiller son poison au sein de la fontaine des vertueux. Je serre les dents.
On ne nous donne pas à manger, à peine à boire... Nous devons utiliser la prière pour créer de l'eau que nos Dieux daignent encore nous accorder.
Après plusieurs jours, on arrive à une immense ville souterraine. Celui qui pourrait être Namtar nous accompagne avant de repartir aux portes de la cité.
Des symboles de Zon Kuthon et de Lolth ornent la ville et la chef des elfes noirs nous fait sentir que nous risquons de finir comme reproducteurs avant de nous enfermer dans des cachots. Plusieurs jours passent, nous recevons de la nourriture et à manger.
Des prisonniers exténués reviennent de certaines visites à des femmes drow...
On finit par m'emmener dans un appartement drow...
Maîtresse Isera... Lorsque je lui révèle ma virginité et mon intention de me consacrer à la déesse, elle sourit, encore plus gourmande. Je fais ce que je peux pour m'échapper mais les drows qui me maintiennent prisonniers sont trop nombreux. Je suis attaché au lit d'Isera qui m'enlève ma virginité. 12 fois au moins. Quelque part, dans ma tête, je tente de voir la Déesse et je sers mon cœur pour ne pas être pris par les sentiments. Je suis un objet sexuel impuissant. Soit. C'est dans la nature elfe de prendre des choses comme cela lorsque le cœur est gagné par le mal.
Les jours qui suivent, Isera a des attentions à mon égard. Elle me fait penser à Iomedae... Elle me fait oublier les mois de torture en Chéliax. Elle me materne, presque. Je réprime toute forme de sentiments, mais j'accepte ce qu'on me fait en surface, continuant de garder un peu de ce qui s'est passé dans le geôles pour alimenter la flamme de la rage dont j'aurai besoin un jour.
Lorsque je tente de prévenir Isera du danger que représente la présence de Namtar en leur sein, ce dernier apparaît et me parle doucereusement, avec une étrange compassion. Il me fait croire que seul moi est important... Je lui rétorque que j'en doute, Asmodée a vu les choses autrement. Nous sommes tous importants, nous étions tous là quand il est sorti de prison. Namtar sourit et me dit qu'il va me prouver le contraire. Devant mes yeux, dans le cachot, il tue Arthur puis Jorus.
Les cadavres de mes compagnons... pourrissent devant moi deux ou trois jours... Je dois réfléchir à sa proposition pendant ce temps. Accepter de faire une chose pour lui et faire revivre mes compagnons...
Trois jours tard Namtar me demande de faire un choix, la résurrection de mes compagnons et la survie de Sigmund, revenu des morts... et présenté à moi, en compagnie de sa douce Eléna.
On traverse l'ombre-Terre ; de grands couloirs, de grandes cavernes, des constructions cyclopéennes, on arrive à un grand temple...
Namtar me dit qu'il veut honorer la moitié de sa promesse... de nous ramener et de ne pas nous toucher.
Mes deux compagnons assassinés par Namtar sont ramenés à la vie...
Mes instructions sont claires : je dois aller à un temple dans la cité perdue, dans une salle des trônes où il y a un diadème et le rapporter à Namtar.
Mais je le préviens. Si en arrivant devant le diadème, je sens que je cause un mal plus grand que de laisser mes compagnons mourir, je mourrai là-bas, sur le fil de ma propre épée. Préférant le suicide au fait de donner quelque chose à Namtar qui lui permettrait de ravager encore plus le monde.
Arrivé devant le trône, je vois arriver un ange. Il me pose des questions devant le trône, suis-je digne de porter la couronne ? Elle contient la mémoire des elfes. C'est la couronne du premier roi des elfes, Eluno...
Je réponds à l'ange que « Oui, je suis digne » alors qu'il a son épée tendue vers moi. J'ai tenté de lui expliquer ma situation, ce qui a conduit ici, pourquoi je suis là, mais ne l'intéresse que le fait que je sois digne de porter cette couronne.
Digne parce que je suis bon et que j'ai du sang elfe, mais pas assez digne parce que sans doute je ne suis pas magicien.
La mémoire des elfes avec une entité à l'intérieur, que je n'ai pas perçue forcément, là pour conseiller ces derniers.
Ouais. Je ramène le diadème à Namtar une fois l'ange disparu.
Une aura de magie imposante, sentant le mal arrive alors... Namtar sourit légèrement... donne l'ordre à des flagelleurs mentaux, l'aura de mal que je viens juste de percevoir, de nous massacrer tous. Nous, les elfes noirs. Il respecte sa promesse. Il avait promis de ne pas nous toucher.
Nous sommes bien trop petits en face du chaos ambiant. Je n'ai pas le temps de voir le sort réservé à Isera.
Arthur est emporté par Eléna, transformée une succube...
Sigmund tente de nous dissimuler tous, invisibles, pour que nous tentions de fuir l'enfer du combat.
Je suis emporté dans les bras d'Eléna... Je dois passer un deal avec elle et accepter qu'elle soit jointe à nous pour le reste de l'aventure... Je dois sceller ce pacte par un baiser devant les yeux effarés d'Arthur qui ne devrait pas en attendre moins d'une succube cela dit.
Mes deux compagnons sont téléportés à leur tour en dehors du combat...
Nous apercevons Namtar qui met la couronne sur sa tête, il hurle de douleur... puis disparaît.
Dans le temple le combat fait rage, encore, entre l'ange et les flagelleurs. Presque tous les elfes doivent être morts. Je ne peux m'empêcher de souhaiter qu'Isera puisse s'en sortir. Elle a peut-être une chance de porter mon enfant et c'est une porte de sortie d'Ombre-Terre.
Nous nous rendons à l'endroit où Namtar a disparu. Seule la couronne du roi des elfes est là, par terre.
Sigmund la ceint sur sa tête. Il n'est pas bon, mais il est magicien.
Est-ce que cela lui fera quelque chose ?
Sigmund a des ressources, il a quand même plongé plusieurs jours en Ombre-Terre avec Eléna pour nous retrouver.
Je ne sais pas comment il est revenu à la vie. Il nous a dit en plaisantant qu'il a entendu « lève toi et marche ».
Allez savoir.
Plongés dans les profondeurs, un combat faisant rage à côté, quelle est la prochaine course à suivre ?
Il faut prévenir l'ordre de Iomadae de la traîtrise d'un de ses membres, un espion infiltré.
Il faut sortir d'Ombre-Terre
Il faut rapporter la couronne à la reine des elfes, en Kyonin.
Il me faut, aussi, peut-être comprendre les mystères de mes compagnons... C'est la famille que je possède maintenant. J'espère qu'elle sera aussi fidèle que je le suis moi.

mercredi 22 février 2012

Emissaire


Émissaire.
J'apprends que des troupes sont envoyées à Fort Bélier et je constate, sur le chemin, vers Braganza, que les contrées du Molthune sont relativement désertes.
Des pensées étranges m'habitent. Qu'est-ce qui fait un paladin ? Qu'est-ce qui fait l'amour ? Le séjour au monastère et les techniques que j'ai apprises m'ont permis de faire la paix, d'apprendre à essayer de maîtriser quelqu'un sans le tuer, une chose que j'ai toujours voulu savoir faire. Mais qui peut-on maîtriser si on ne sait pas se maîtriser soi-même.
Je suis entre deux mondes, je suis un homme et j'ai été si longtemps une femme.
Je suis un humain et je suis aussi un elfe, une nature que j'ai réprimée au temple, plus hédoniste, plus à l'écoute des sens et de la nature. En voulant retrouver cette féminité oubliée, je me suis laissé aller à ce côté de ma nature qui me manquait tant.
Je dois faire la part des deux « moi ». Le paladin était la femme et l'humaine. Le moine est l'elfe et l'homme, l'homme qui veut faire tout se rejoindre.
Ma sœur, le désir de retrouver ma sœur me gagne aussi, la sauver d'une malédiction pour laquelle je suis sans doute rentrer dans le temple.
Et la déesse, ma déesse, ma déesse et Sarenrae... On ne peut impunément supporter tout. J'ai supporté les pires tortures mais j'ai ressenti quelque chose que je n'aurais jamais pensé ressentir lorsque j'étais une femme en face des deux déesses. L'amour.
Il n'y a plus que ma déesse ou parfois Sarenrae qui occupe mes pensées.
Sur le chemin, maître Gal m'indique qu'il y a eu une grande discussion avec les maîtres et l'ordre de Molthune. Quoi faire avec les orques ? Comment réagir ? Je me sens tout petit dans ce conflit qui dépasse mon échelle.
A Braganza, l'arrêt est sympathique, les auberges sont joyeuses...
On apprend que les frontières avec le Nirmathas sont gardées partout...
Sigmund remarque un type tatoué dans la rue... qui traîne avec un elfe noir.
Je me fais tatouer la déesse, je l'aime. Je l'aime, je n'y peux rien. Aucune femme ne peut l'égaler. Je veux affirmer la femme hédoniste en moi aussi bien que l'homme pur. Le tatouage, être torse nu, fumer de l'herbe hobbit, c'est être en accord avec toutes mes natures.
Je suis de deux races, de deux sexes, de deux directions... Aucune ne me semble meilleure qu'une autre. Et j'ai appris que parfois l'homme doit pouvoir se lâcher. Se reposer. La discipline a tout bout de champs fait de nous des machines.
Un messager arrive, me sortant des brumes dans lesquelles je m'imagine rejoindre le palais de ma déesse.
Maître Gal me nomme comme émissaire pour aller négocier au Nirmathas... L'intention de mon ordre est de savoir qui aider, comment, quelles sont les intentions des deux contrées en guerre depuis si longtemps...
J'apprends aussi que le Nidal a envoyé un émissaire au Molthune... pour éventuellement contrer une alliance de mon temple avec le Nirmathas... Je me fais déjà une opinion. Le Molthune ne me semble pas jouer comme il faudrait. Laisser le Nirmathas se faire envahir par les orques puis massacrer les gens qui fuieraient vers leurs frontières. Jouer un épuisement de l'armée orque et la destruction de leurs ennemis. La loi n'est rien sans la bonté. Leur oligarchie, leur système politique ne me semble pas vertueux.
On file à Fort-Bélier. J'essaie d'apprendre à Eléna à se défendre un peu, il apparaît qu'elle a quelques dons de magie et qu'elle sait se protéger comme le savent si bien les ensorceleurs.
Les armées de Molthune campent devant la ville. J'ai demandé à ce que mes compagnons reçoivent un statut de mercenaires, mais ils n'ont pas encore de chevaux. Ce n'est pas grave pour l'instant, nous irons ensuite dans une forêt. Mais au plus tôt, c'est ensuite un achat que je ferai pour eux...
Fort-Bélier domine une colline qui donne sur le bois hanté.
On aperçoit un type qui arbore le blason des familles Nidal... dans le grand hall du palais de la ville.
On finit par croiser un homme en armes, d'importance, le général Ackard.
Il nous demande les intentions de notre ordre, je lui indique que mon ordre n'est pas là pour les aider à massacrer le Nirmathas. Je n'aime pas tellement le bonhomme, il se comporte déjà comme s'il avait conquis le Nirmathas. Je pensais que j'aurais d'autres ordres en arrivant ici. Mais non. De fait, je suis bien nommé émissaire de mon ordre et les décisions que je prends, c'est en leur nom. De toutes les manières, avec la guerre qui vient, le temps n'est pas aux décisions longues, à un long conseil de maître. Je sais qu'un ordre comme le mien ne se commettrait pas dans un conflit entre deux pays en massacrant de plus une nation sous l'égide du bien.
Sigmund tente de se transformer en garde pour intercepter la conversation entre le général Ackard et l'envoyé du Nidal pour apprendre la neutralité de cette nation.
La fouine d'Arthur a aussi intercepté des paroles... Le Nidal n'interviendra pas dans le conflit avec le Nirmathas, mais en ce qui concerne l'ordre d'Iomedae, ça...
Mes compagnons reçoivent un statut de mercenaires... Mais pourquoi n'ai-je pas songé à leur demander des chevaux encore une fois ? Un signe qu'ils nous seraient inutiles en traversant la forêt hantée qui doit nous mener au Nirmathas ?


Nous pénétrons la forêt.
A six.
Isaac, Eléna, Jorus, Arthur, Sigmund et moi.
Je n'ai pas pris la peine de demander à mon dieu de détecter les morts-vivants. A la place, j'ai choisi de me protéger contre le mal et de pouvoir rendre tangible des créatures incorporels.
Bien m'en prend mais ce qui nous attend dans les bois est trop fort pour nous.
En premier viennent des squelettes, huit, facilement détruits par la magie de mes compagnons.
Puis attaquent trois nécrophages, des monstres plus difficiles à abattre.
Plus difficiles, mais qui ne sont rien comparés au spectre et au démon des ténèbres qui finissent par nous tomber aussi dessus.
La magie de combat de Jorus se déchaine, son blaireau et un rat sanguinaire le protègent des nécrophages. Isaac dévoile un étrange trait de sa personnalité, le genre à foncer à un contre dix.
Arthur montre son talent à l'arc. Eléna fait ce qu'elle peut avec ses sorts offensifs et Sigmund qui ne cesse de se faire attaquer malgré tout ce que je fais pour le protéger se résout à la fuite, invisible. Mais les créatures qui ont plongé mes compagnons dans les ténèbres n'ont pas vraiment cure de ne pas voir leur cible, ils savent détecter ce qui ne se voit pas.
J'ai réussi à verrouiller le combat contre le spectre mais c'est le démon des ténèbres qui finit par déchiqueter le pauvre Sigmund.
Arrivent alors des dizaines de flammes dans les bois, une cinquantaine de créatures portant des torches qui font fuir le démon, le spectre et les deux nécrophages encore debouts.
Une cinquantaine de créatures qui nous demandent de déposer les arbres et qui assomment Isaac incapables de se rendre à elles. Et pour cause. Des elfes noirs.
La chef des elfes noirs mène sa troupe jusqu'à des cavernes mais avant qu'on ne s'enfonce tous dans les ténèbres de l'Ombre-Terre, nous l'apercevoins avoir une discussion avec l'envoyé du Nidal et un homme étrange dont l'aura nous fait penser à Namtar.
De Charybde en Scylla.
Asmodée, Sarenrae ou Gozreh n'accepteront certainement pas que Sigmund soit mort.
Namtar a forcément un plan pour nous, sinon nous aurions été tous massacrés.
Je trouve un peu étrange qu'on ne nous ait pas permis de ramasser le cadavre de Sigmund.
Et au-delà de la mort, peut se réveiller même la mort.
Je devrais être mort de peur pour mes compagnons.
Je devrais m'inquiéter.
Je devrais m'interroger sur ce qui va arriver à l'esprit de Sigmund.
Mais non, prisonnier de nouvelles chaînes, je me souviens que je sais me battre dans le noir, que je sais me battre sans armes et je sens la chaleur du tatouage de ma déesse sur mon flanc.
J'espère que maître Gal a pu recevoir le message concernant notre capture que j'ai envoyé lorsque j'ai vu les elfes noirs, que l'anneau remis par le maître fonctionne aux pensées avant que légitimement les elfes ne nous dépouillent de toutes nos affaires magiques après avoir lancé sur nous des sorts de silence.
J'espère que mes rêves comme toutes les nuits me porteront vers la Déesse. Que
les rêves de mes compagnons les porteront eux-aussi vers le Dieu qu'ils vénèrent.
Il existe un autre monde dans nos têtes. Plus fort lorsqu'on a de l'amour pour son Dieu que toutes les tortures que les engeances des ténèbres pourraient nous infliger.
Quel est notre rôle dans le plan de Namtar ?
Je serais paranoïaque, je me demanderais si Asmodée n'est pas en train de manipuler Serenrae et Gozreh et ne travaillerait pas de fait avec Namtar.
Je ne suis pas paranoïaque. Je ne suis pas un être de réflexion puissante. Je suis un être d'instinct.
Le moment venu, je m'adapterai.
Qui suis-je pour tenter de percer les machinations des puissants ?
La guerre, éviter la guerre. C'est tout ce qui importe, n'est-ce pas, lorsqu'on est paladin et moine du lotus...
Le lotus.
Si je m'en sors, je me ferai tatouer un lotus au-dessus de la marque d'Asmodée sur mon omoplate.
Je ferme les yeux. J'inspire.
Au moins, l'esprit de Sigmund a peut-être une chance, au moins Eléna, la fiancée d'Arthur, s'est-elle sauvée.
Il y a toujours de la lumière. Partout. Même au cœur des plus profondes ténèbres.

mercredi 15 février 2012

Passèrent des longs mois de brume et de couleurs...



Le temps passe...
Je suis pris sous la houlette de Maître Gal lorsque je reviens à la capitale... Du maître et de ses trois assistants. C'est principalement l'un d'entre-eux, Ben, qui m'accompagne souvent. Auprès de lui, j'apprends un peu la vie des auberges et à utiliser l'humour. L'humour noir. Il paraît que c'est la politesse du désespoir. Je ne suis pas désespéré. J'ai souffert neuf mois dans les geôles du Chéliax mais qui est venu me chercher ?
Ma déesse.
Qui ai-je pu avoir l'occasion d'apercevoir quelques fois ?
Ma déesse.
Alors, ai-je des raisons d'être si malheureux que ça ?
Reste le désir de vengeance. Mais évidemment la faute nous incombe du point de vue des Dieux...
Dussé-je tuer tous mes bourreaux, serai-je pour autant libéré ?
Non bien sûr.
Ma rage se redirige vers mon incompétence... J'étais prisonnier. Enchaîné. Et chaque jour que Dieu fait j'ai essayé de m'échapper. C'est ne pas savoir me battre sans armure, ne pas maîtriser les techniques du combat au corps à corps qui m'ont perdu.
Je demande à aller dans un monastère, apprendre l'art des moines.
Je demande à aller voir mon père à Absalom pour lui apprendre la vérité sur sa fille... Il ne sait pas qu'elle est maudite comme moi, il ne sait pas que je suis vivant. Je pars avec Ben. Mon père s'est remarié avec Aria, une demi-elfe... Il a eu un enfant, Kalan, 12 ans... Demi-elfe lui aussi... Un petit frère qui semble vouloir prendre le chemin de la mer et de l'exploration.
Peut-être lui écrirai-je maintenant.
Le temple, mon père me pardonnent.
C'est plus dur pour Nessa. Beaucoup plus dur mais qu'y pouvais-je ? Que pouvais-je faire ?
Savoir me battre, sans armes. Etre aussi fort que mes geôliers.
Et puis il y a ce problème avec mon imposition des mains. Elle ne marche plus. Elle ne marche plus que pour moi. Et j'ai peur qu'elle ne fasse rien contre les morts-vivants également.
Asmodée a laissé sa marque.
Je suis à nouveau convoqué à Absalom, par ma déesse elle-même, très généreuse qui me permet d'assister à une réunion au sommet entre Sarenrae, Gozreh et cette raclure d'Asmodée... Oui, je sais, je ne devrais pas parler comme ça. Mais je ne peux concevoir que le mal soit nécessaire... Le monde se porterait mieux sans lui.
Au final, tout petit spectateur de ce que disent les dieux, j'apprends qu'Asmodée a commis un impair en tuant les membres du Magister, les seuls qui auraient pu être au courant de la manière de libérer Rovagug ou ses enfants, et donc aussi de les renfermer. Les seuls qui auraient sur comment « retrouver » les enfants de Rovagug qui échappent à la perception des Dieux...
Celui qui a été libéré par nous s'appelle Namtar. Les dieux pensent qu'elle est peut-être derrière ces armées orques qui se fédèrent dans le Nord. Que la grande croisade que nous allons lancer est pour cela...
Je plaide aussi la cause de Jorus auprès de Gozreh. Pourquoi punir les mortels qui ne savaient pas ? Quel exemple montre le bien en comparaison de la neutralité ou du mal ? Qui a des chances de former de meilleurs héros ? La vertu est plus forte que la peur. Punir ne renforce pas forcément. Cela rend enragé et n'aide pas à survivre...
Merci à ma Déesse de m'avoir permis de vivre ça, vraiment merci.
Maître Gal qui m'a beaucoup appris est néanmoins très inquiet, comme si le conflit au devant duquel nous allons aller en Molthune pour affronter les orques n'était pas notre seul problème...
Maître Gal est d'ailleurs si inquiet et qu'il me donne un anneau pour communiquer avec lui après que je sois retourné de mon monastère...
Nous devons faire route vers Molthune. Notre armée de 10000 hommes se lève pour rencontrer Markwin Teldas, gouverneur impérial de Molthune...
Un chevalier un peu illuminé du nom d'Isaac m'a été confié. Maître Gal ne fera pas partie de l'expédition...
Magnifiques contrées que celles de Molthune, un pays visiblement reconstruit par la magie et adepte de certaines formes de technologie. Il y a des soldats avec arquebuses...
Sur le chemin, j'ai fait un arrêt au village du dernier rameau... pour rencontrer Zangu.
Baba Yagob massacrer son armée... d'après Zangu... Baba Yagob possédée ?
La caverne où tout s'est passé est fermée... Un esprit a possédé une chef de guerre gobelin, mais qu'est-elle devenue ensuite ?
Halte au palais de la vertu... Je tente de le rester, vertueux. Je dois dire que je suis amoureux seulement de trois femmes, dont deux sont des déesses et l'humaine continue de me détester. Il est facile de résister à la tentation.
La magie a aidé Molthune a être verdoyant encore... Nirmanthas plus au nord est tourné vers les esprits de la forêt... Les deux nations ne s'entendent pas forcément. Il y a un jeu politique ou de pouvoir qui peut s'effectuer pour faire éclater le feu aux poudres.
Des choses bizarres ressemblant à des crache-feu m'impressionnent... dans la capitale de Molthune... Canorat se trouve à la pointe de trois fleuves...
Une flotte navale possédée par le Molthune est impressionnante d'après les échos...
Le gouverneur impérial, à notre arrivée, refroidit les grands maîtres....
On doit monter un camp autour de Canorat pour les prochaines semaines... Attendre.
En baladant en ville, pour chercher des renseignements sur les trois mages qui ont érigé des tours au sud-ouest du pays, je tombe sur Arthur.
Arthur est maqué avec une certaine Helena qui a négocié sa libération... Belle femme, très avenante, très aguicheuse. Je me méfie d'elle. Non que je sois jaloux du rapport heureux qu'elle entretient avec Arthur mais il y a quelque chose qui ne me semble pas clair.
J'indique à Arthure que je veux aller aux tours des mages après lui avoir raconté le magistérium et mon envie d'aller leur poser des questions là-dessus. Peut-être que tout leur savoir n'a pas été perdu et que des grands mages sont au courant...
Le destin dénoue ses fils. Nous rencontrons alors Sigmund, au détour d'une rue... avec Arthur. Il semble avoir récupéré auprès de gens de sa famille. Il a l'air bien informé. Très informé et plutôt doué en guerre et stratégie. Ses théories sur la manière dont les nations autour de Molthune pourraient lui tomber dessus sont intéressantes. Qui sait ce que fera le Nidal lorsque les armées de Molthune ne protégeront plus les frontières qu'ils entretiennent avec ce pays maudit.
Plus tard, dans la ville de Cettigne, nous croisons Jorus.
Retrouvailles. Tous les quatre réunis. Chacun ayant subi des épreuves. J'ai gagné un compagnon, Arthur, lui, a une fiancée et Jorus s'est entiché d'une petite belette. Sigmund, lui, il a gagné de la confiance en lui, voire de l'orgueil. Mais cela ne fait pas de mal. Je suppose que d'une certaine façon tous les mages doivent être un peu orgueilleux.
Un message de Gal qui m'informe que les armées orques sont aux portes de Nirmanthas... Il est inquiet de la manière coordonnée dont avancent les orques...
Il a aussi aperçu quelques fois au temple d'Andoran la déesse inquiète... au sujet de plus que la situation en Molthune...
Nouvelles de Canorat, on signale que les neuf royaumes font converger leurs troupes aux frontières extreme nord ouest de Nirmanthas, Fort bélier...
Quelques troupes de Iomedae ont été envoyées à Eranmas... le bois des bateaux se met à pourir.
Il y a eu un clash entre le gouverneur impérial, les neuf seigneurs et les grands maîtres de Iomédae qui ne s'entendent pas sur la manière de diriger la résistance...
Nous passons une nuit agitée... Nous rêvons d'un conflit qui va prendre naissance, un feu de paille par rapport à ce qu'il y aura dans l'avenir... Ce qui va avoir lieu n'est pas que le désir ou les manipulations de Namtar...
On croise un cortège le matin... des morts. Un symbole du futur ?
Une semaine de voyage, encore, avant d'arriver aux trois tours, Thrilmsgitt... Les frères ont bâti ces tours mais personne ne les a revus depuis la construction, même s'ils ont déjà démontré leur force peu importe qui voulait traverser leur territoire...
On prétend que les sceaux des tours des mages n'ont jamais été violés...
Héléna manifeste un étrange comportement pendant mon tour de garde dont il faudra peut-être que je parle à Arthur. C'est une belle femme, une très belle femme. J'arrive à oublier les belles femmes, cela dit, en me focalisant sur les images de Sarenrae et de Iomedae... Qui pourrait rivaliser ?
Un rêve nous submerge la nuit où nous campons à l'horizon des tours, nous nous retrouvons dans une des tours avec des serviteurs, un homme s'approche de nous... et nous pose des questions : que voulez-vous ?
Une sorte de fantôme finit par apparaître et c'est un concert de prophéties plus ou moins occultes qui vont fuser en fonction de nos questions. Les conflits entre les mortels et les races primitives ne nous regardent pas (au sujet des orques) …
Une autre apparition : le chaos déferlera ou pas, nous ne bougerons pas...
Sur les enfants de Rovagug : à la base, ils étaient dix, chacun était un choisi, maintenant ils ne sont plus et pourtant ils sont toujours là...
Namtar est son nom...
Tous les rejetons sont prisonniers....
L'avenir est écrit mais pour Namtar, il n'est pas encore accompli...
La guerre survivra à l'arrivée de Namtar, là où les ténèbres apparaîtront, la lumière survivra...
La lumière de l'espoir... ?
Dix prophètes du Magisterium : Quand le seigneur des ténèbres les supprima, une partie de leur œuvre leur survécut...
Leur prophétie leur a survécu car partagée dans le temps...
L'avenir n'est pas écrit mais la guerre en Molthune n'est qu'un prémisse d'un plus vaste plan...
Quelque chose d'autre se joue.
Sur Asmodée : Le dieu des Ténèbres cherche un autre but....
Sur Daregon : il n'est pas mort, du moins spirituellement...
Sur la situatiuon politique : Jamais le Molthune ne s'alliera au Nirmathas...

Une étincelle est en train d'allumer le feu aux poudres...
Toutes les frontières du Molthune devraient être protégées selon moi.
Mais je ne suis pas responsable des décisions que prendra mon ordre...
Et je n'ai pas envie de participer à une guerre de toutes les manières inutiles, si ce n'est peut-être le fait d'éliminer une menace sans que nous ne perdions trop de nos troupes qui seraient plus utiles dans un conflit de plus grande importance...