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mercredi 4 juin 2014

Mes compagnons...

Réponse à :
http://adventurepathcouronne.blogspot.fr/2014/06/lettres-mon-fils.html

Chère mère, je te remercie pour les informations et le fait de me tenir au courant.
Je ne savais pas les ennemis de la société si nombreux, ce qui pourrait encore plus me pousser à tenter mes camarades à me rejoindre un jour dans ce qui me semble le meilleur parti pour un aventurier. Je t'en prie s'il y a des menaces qui pèsent lourdement sur Golarion, n'hésite pas à me faire signe que nous puissions réagir à l'occasion.
Oui, tu auras remarqué que je suis dispersé.
C'est un drame, que veux-tu, j'ai toujours été déchiré par le fait de ne pas avoir pu suivre ta voie. Si cet incident n'était pas arrivé à l'université, il y a fort à parier que je serais sans doute un mage généraliste suivant la voie de Néthys.
Je n'ai pas parlé plus en détail de mes autres compagnons parce qu'ils ne m'inquiètent pas, bien que je suis étonnée de voir toutes ces elfes suivre des directions si différentes.
J'ai peut-être un brin d'inquiétude pour notre roublarde que je trouve fort prompte à user de tout ce qu'elle possède pour arriver à certaines fins, mais elle a le cœur bon et elle n'est pas du genre à faire des crasses sans nom dans le dos.
La druidesse pour les autres membres du groupe serait peut-être celle dont on devrait le plus s'étonner, elle sert après tout quelque chose de supérieur : la nature et ses loups. Mais cette pauvre elfe solitaire qui n'a jamais sans doute eu beaucoup d'occasions de se mêler à la société des elfes ou des hommes a une vie sociale, dans la forêt, avec les plantes et les animaux. Je le vois bien quand je l'accompagne parfois.
La paladine est un peu rigide, elle a du mal pour l'instant à se faire à cette idée d'un dhampyr qui boit le sang des cadavres. On peut la comprendre. Mais élevée en dehors de ses origines et formée par je ne sais quel temple, elle a dû faire sans doute oeuvre d'une volonté sans commune mesure pour se formater à un enseignement non elfe. Physiquement, c'est sans doute la plus jolie des trois, mais la moins abordable, crois-moi.
Le nain est effectivement guerrier, un maître du bouclier et un disciple laïque d'Abadar. Il a toutes les qualités que certaines reconnaissent aux nains et à vrai dire, je ne lui en ai même pas vu les défauts.
Dilid est sans doute celui avec lequel j'ai les discussions les plus acharnées. Il s'emporte le bougre, obnubilé par des détails de son culte dont je n'ai vraiment cure, je dois dire, car il oublie que les détails qui le préoccupent sont également des soucis dans l'église de Sarenraë. Sa volonté de ne pas vouloir déranger les cadavres pourrait être gênante à l'occasion si une information se trouve dans une tombe mais l'aventure lui apprendra la différence entre la nécessité d'obtenir une information et les concessions que l'on doit parfois faire avec sa foi. Qu'une paladine et qu'un prêtre de Sarenraë s'associent avec lui devrait déjà lui montrer la compassion. Le pauvre, il est une victime de toutes les manières et je peux comprendre, cela dit, qu'il ait eu besoin de se construire un tel schéma de pensées. Bref, je m'amuse un peu avec lui à lui laisser croire des choses que je ne ferais jamais.
J'ai toujours aimé ça, les grandes discussions philosophiques et il n'y en a pas si tout le monde est d'accord.
J'ai bien noté le prix du sac sans fond et je vais faire le bilan de ce qu'il est possible de vendre pour en acquérir un. Dilid était prêt à sacrifier une arme magique pour ce faire. Peut importe qui possède le sac, du moment que nous en ayons un.
Je te remercie pour le sort de déguisement que ma qualité d'inquisiteur me permet déjà de maîtriser, mais je l'inscrirai en plus dans mon grimoire, même s'il est plus difficile à retenir quand j'ai le manteau du magicien alors qu'il est clairement dans mon esprit en tant qu'inquisiteur. C'est assez perturbant, d'ailleurs, je dois avouer, d'avoir en tête en permanence un schéma d'énergie qu'il m'est pénible de formater avec la pure magie.
Je prendrai volontiers l'adresse de tout contact de la société qui pourrait un jour nous faire rentrer dedans ou nous aider pour des renseignements.
J'ai en ma possession des ouvrages particulièrement impies d'ailleurs qui décrivent ce qui est arrivé à un village et une chose appelée « Les oraisons diaphanes ». Si vous désirez que la société des éclaireurs acquiert cet ouvrage, c'est avec plaisir que je le remettrai.

Lorec.
Ps : tu ne m'as pas donné des nouvelles du chat...
Pps : le matin, j'invoque parfois un serviteur invisible et je le « vois » avec l'aspect d'Yshent. Mais j'ai pour l'instant eu la sagesse de ne pas l'utiliser comme il est parfois possible de le faire quand tu es un magicien en manque. Je me dis parfois que j'étais fiancé avec Néthys et que je me suis retrouvé marié avec Sarenraë, mais que c'est cette histoire de ménage à trois que je ne sais pas encore gérer. Ça viendra. Ou pas. Peu importe. Je suis bien entouré. Du moins pour l'instant. Quand Kendra sera partie, ça sera plus dur, c'est sûr.

Mais on ne signe pas pour une carrière d'aventurier pour que la vie soit tout le temps facile, n'est-ce pas ?

jeudi 22 mai 2014

Lettres à la mère...

Chère mère...
Voilà déjà un moment que je ne t'ai pas écrit.
J'espère que les cieux d'Absalom te sont toujours aussi cléments et que vous trouvez du sens dans cette quête que vous menez à la société des explorateurs avec père.
J'espère que père va bien. Il est parti dans des îles, m'avez-vous dit la dernière fois pour aider à déchiffrer des runes et combattre les gardiens d'un vieux temple. Mais quand est-ce qu'il se rangera le bougre ?
Je vous écris pour vous indiquer qu'enfin, après plusieurs années d'errance, en quête de vengeance après ce qui m'était arrivé à l'université, j'ai eu l'occasion de me poser et de parfaire l'enseignement qui aurait dû être mien.
Je ne saurais te remercier assez de m'avoir rapproché de la société des hommes. Enfin... Du coup, je ne me suis jamais senti vraiment elfe. J'ai toujours vécu parmi les hommes et la seule femme que j'avais aimée d'un amour débordant fut Yshent, une sang mêlée comme moi.
C'est avec la fille du professeur Lorrimor que j'ai parfait mon enseignement. Une jeune femme responsable et déterminée mais qui ne semble pas à même de vouloir prendre le cours des aventures.
C'est dommage, ça aurait pu soigner le trouble dans mon esprit.
Je sais que tu m'as déjà parlé de cette chimère, Yshent, anagramme de Néthys, désir désarmant et puissant de pratiquer comme il se doit la magie.
Je suis désolé de n'avoir pu prendre la voie de père. Mais il ne semble pas que je sois aussi prédisposé pour l'épée que pour la magie.
Si les morts-vivants que j'ai affrontés ne m'ont pas posé de soucis, c'est grâce à la bénédiction de Sarenraë. Mais il a suffi d'un couple de villageois, de leur fille et de quelques striges pour me faire tomber lamentablement et me conduire au cercle de sacrifice où j'allais être consacré à un de ces Dieux obscurs qui peuplent par trop les landes et les campagnes.
Je me suis tâté, sais-tu, à prendre ta voie, celle de la transmutation. Elle me semblait assez claire, au départ, avec les cartes que je dois tirer chaque matin et qui provoquent cet étrange changement en moi. Mais Kendra est devin, l'autre voie qui me plaisait aussi et il m'a semblé plus naturel de parfaire l'enseignement dans cette direction.
Deux fois que je la mentionne. Tu caresses peut-être l'espoir que je ne me serve pas d'un serviteur invisible comme objet de mes fantasmes et de ma chimère et que je ne continue pas cette relation que le professeur Lorrimor a qualifié de chimérique.
Mais on ne séduit pas une jeune femme qui vient de perdre son père dans des circonstances tragiques, tout comme on ne séduit pas des compagnons d'aventure qui ne sont pas portés sur les choses de la romance.
Je ne te l'ai pas dit, mais le destin a été étrange quand même, il a placé trois elfes sur mon chemin, une roublarde, une paladine et une druidesse...
C'est ce qui me fait écrire cette lettre. Je pensais que ceux de ta race étaient moins versatiles... Je n'avais jamais imaginé en rencontrer autant. Est-ce que les femmes, chez nous, enfin chez toi ont plus ce goût de l'aventure ?
Je sais que vous n'êtes pas si nombreux à avoir quitter le giron de nos forêts paradisiaques. Et les seules quatre elfes que j'ai appris à connaître, ce sont ces compagnes et toi, mère.
Je m'interroge, de fait, sur le regard que ces femmes peuvent porter sur les hommes, plus éphémères et comment celles-ci peuvent être attirées dans des directions si opposées...
Il me semblait que nous étions avant tout créatures de magie. Mais non. La plus magicienne des trois elfes de notre groupe, celle dont je me sens le plus proche, est en fait un peu comme moi, une hybride qui se remarque moins, avec sans doute un père elfe qui doit avoir un grain dans le ciboulot.
Je lui au promis de ne pas révéler le secret de ses origines, qu'elle m'a confié un soir de beuverie, aussi ne vais-je pas rentrer dans plus de détails...
Ne t'inquiètes pas chère maman, je sais que tu sais lire entre les lignes et voir que ton fils est un peu troublé par ces dernières années et les dernières aventures qu'il a vécues.
Nettoyer une prison corrompue par le mal et dominée par les morts-vivants était juste.
Mais se retrouver prisonnier, attendre allongé plusieurs heures le sacrifice m'a fait reconsidérer certaines choses.
Je peux t'assurer qu'allongé, là, au sol, je n'ai pas failli. C'est la force de posséder la Foi qui te donne l'assurance que la mort n'est qu'un passage pour rejoindre ton Dieu.
Mais je me suis tout de même posé la question. Et si je n'avais pas été choisi, où serais-je allé ? Où ? Pas dans la direction de la vénération des dieux elfes. Ni toi, ni moi n'avons vraiment abordé le sujet.
Où ?
Néthys, bien entendu.
Attaché, allongé, je n'ai eu de cesse de penser que si j'avais été comme père, je me serais mieux défendu et que si j'avais été comme toi, j'aurais eu un familier, qui aurait pu tenter de me détacher.
A propos de familier, comment va le chat ?
Toujours aussi gros et curieux ?
Ah. Tu te poses la question.
Non, je n'ai pas obtenu un chat. C'est un corbeau qui est venu. Mais dans un endroit qui s'appelle « Les landes du corbeau » (Ravenmoo), aussi, à quoi pouvais-je donc m'attendre. Je l'ai appelée « Princesse » par auto-dérision parce que je me suis fait la sensation d'être la princesse que mes compagnons devaient délivrer.
Mais enfin...
Je prends surtout la plume pour parler du cas d'un autre de mes compagnons. Le compagnon nain, lui, ne pose pas de souci, tu sais à quel point j'ai toujours été ami ou attiré par les jeunes gens de cette race quand j'étais petit, j'aimais les protéger.
Non, il s'agit d'un camarade qui manifeste des talents de sorcier et d'oracle et qui est touché par une bénédiction de Pharasma qui lui décompose la chair, ce qui est sans doute lié à sa nature étrange : sa mère a été mordue par un vampire alors qu'elle était enceinte et l'enfant est né avec quelques dons étranges et une très bizarre relation avec l'énergie négative.
Est-ce qu'on peut soigner l'apparence de personnages victimes de ce double coup du sort ?
Je n'ai aucun talent dans la magie d'enchantement ou d'illusion malheureusement et je ne pourrais pas l'aider pour dissimuler son apparence, comme ce qu'un de mes pauvres sorts d'inquisiteur permet de faire à moi, et moi seulement.
Je n'ai pas vraiment d'inquiétude pour mes autres compagnons, sauf si le secret de notre druidesse venait à être révélé. Mais ce jeune homme m'inquiète un peu. Je sais que les oracles sont bénis et qu'ils reçoivent une sorte de malédiction, tous, dans laquelle ils puisent la force d'être plus forts.
Mais si tu as déjà entendu parler de cette bénédiction particulière de Pharasma, peut-être peux-tu me dire à quoi nous attendre ou m'aider en m'indiquant où acheter des parchemins lui permettant temporairement lorsque ce sera utile d'apparaître plus normal.
Par ailleurs, il m'a été rapporté qu'il peut se guérir en se nourrissant du sang de cadavres, c'est un peu perturbant... bien que j'ai entendu parler d'un sort de divination de second cercle qui ferait éventuellement appel à un tel rite.
Enfin, voilà... S'il y a la moindre chose que je puisse faire pour l'aider ou acquérir plus de connaissances à ce sujet, je te prie de m'envoyer l'adresse de quelques contacts que tu pourrais avoir éventuellement par le truchement de la société des explorateurs dans la région où je me trouve.
Quant au groupe que nous formons, nous avons encore quelques petites choses à accomplir, notamment livrer des ouvrages qui appartenaient au professeur. J'ai pris toute l'aventure comme un signe pour reprendre la magie. Les elfes dans le groupe m'ont fait penser à toi, le professeur qui aurait dû m'éduquer la magie, sa fille qui était disponible, un temple de Néthys que nous avons consacré à nouveau au début de nos aventures. D'aucuns pourraient penser que je suis un personnage dispersé, perdu.
Chaque matin, lorsque je tire la carte remise par Yshent, je suis perdu.
Mais je ne suis plus seul.
Ah oui.
Pourrais-tu m'aider à estimer le coût d'un sac sans fond ?
C'est clairement l'objet le plus utile dont je dois faire l'acquisition rapidement. Parce que je n'aurais jamais assez de place pour transporter mon équipement. Ça va me faire bizarre de quitter l'armure dans un premier temps.
Mais peut-être que cette « bizarrerie » sera la marque d'un sentiment de liberté ?
Bien à toi, ton fils.
Lorec...


PS : sais-tu si la société des explorateurs accepte des groupes déjà constitués ? Je me dis que ça pourrait être un bon futur pour nous. Pas tout de suite... Certains de mes compagnons n'ont pas encore le profil. Mais sait-on jamais...