mardi 21 août 2012

Un an


Un an...
On passe un mois à Truneau à essayer de soigner les gens... Pas facile. Sigmund est parti, le mal semble avoir une origine magique.
Derrière les collines proches de Truneau, on trouve des glyphes sur une pierre... Je préviens les orques en envoyant une flèche. La magie qui rend malade les gens et les orques du crû est une magie rituelle, inscrite sur des glyphes par ces foutus faux prophètes du changement.
Nous nous rendons ensuite à Absolom... avec mes compagnons... Il est temps de prendre les choses en main au niveau des cultes de nos Dieux disparus.
Nous devenons membres de la société des explorateurs, et professons la foi de nos Dieux respectifs...
Nous cherchons des renseignements sur Drakissath, le père de cet enfoiré de Sigmund et sur l'esprit qui garde l'île Mengkare...
L'esprit est prêt à accueillir l'élue, je pense. Il est prêt à nous accueillir aussi, à condition que nous rejetions le monde autour et restions éternellement dans son île. Mengkare nous dit que Drakissath n'a jamais eu une bonne réputation. Il connaît l'histoire de l'enfant dragon... Il a eu une vision avec un œuf qui a survécu à l'extinction de la race...
Nous apprenons finalement qu'il y a de fortes chances pour que le père de Sigmund soit en Chéliax...
L'ordre de Iomedae est remanié. Tous les grand-maîtres sont revenus à part deux. Ils se sont mis d'accord de se rallier derrière maître Traman...
Traman s'entoure d'une série de gardes spéciaux... Ils ont une autorité de juges et de bourreaux et une importance différence de style dans l'apparence. Je n'ai pas le temps de regarder le remaniement de mon ordre, je suis trop occupé avec le fait de recruter de simples ouailles, de propager la foi.
J'apprends aussi que Traman est en train de chasser un dragon... mais pas le père de Sigmund. Non. Je n'entends décidément plus grand-chose aux décisions de mon ordre. De plus en plus, je caresse l'idée de ne plus avoir personne au-dessus de ma tête pour fonder une nouvelle église, celle des Trois, ceux qui ont donné une partie d'eux pour sauver le monde avant de revenir.
Au Nord, la tarrasque dort toujours et les orques ont arrêté leur avancée...
En Kyonin, j'apprends qu'il a été prouvé que la mère de Sigmund est la tante de la reine... Ils savent que sa mère a eu le choix d'accepter ou non le trône. Elle l'a refusé et un carrosse est venu chercher sa mère, dedans, il y avait un homme dont l'aura a fait frémir la cour...
Impossible de retrouver le gnome, représentant du magisterium. Il a uniquement sympathisé avec Sigmund et il est un peu comme le père de Sigmund, il échappe aux moyens de détections magiques des elfes ou de qui que ce soit.
Bref sur le plan générale, l'année est un peu morne, le moral est souvent au plus bas. Le nouveau culte fait des émules...
Nous recrutons quelques ouailles...
Je me fais un compagnon d'arme, maître ou disciple fidèle, en la personne de Mongo, un moine à l'aspect un peu bossu, l'oeil torve et la démarche peu chaloupée. Il pratique principale le style de l'homme ivre mais aussi celui de la grue. C'est un bon compagnon dans les nuits solitaires, bien qu'il teste trop souvent ma résolution à maîtriser ma consommation d'alcool (j'y arrive) ou de drogues récréatives (je me laisse aller une fois par lune, lorsqu'elle est pleine, pour voir plus loin, au-delà des étoiles, si je peux apercevoir la lumière de nos dieux)...
Bref. Un an a passé.
Sur le plan personnel, j'engage des fiançailles en Kyonin avec Jaïna et je profite de mon fils éduqué par mon père et sa compagne elfe quand je suis occupé ailleurs. Je reste avec le goût amer d'avoir perdu ma fille. Mais je sais bien que c'est impossible de la retirer des griffes des elfes noirs.
Et donc, un beau jour, celui de notre dégustation mensuelle avec Mungo, mes compagnons et moi sommes conviés à un festin dans une des meilleures auberges de la ville...
Sur l'invitation officielle sont référencés toutes les personnes qui nous sont proches. Une grande table dressée dehors avec des mets succulents est offerte à nos yeux.
Une hôte nous attend en bout de table, une demi-elfe ou une humaine, pas sûr, elle est habillée avec une robe noire et un chemisier rouge. Un look un peu roublard.
L'hôte nous désigne des sièges... Jorus peine à s'asseoir, Arthur tique légèrement...
Je m'assieds en présentant Jaïna et Mongo.
Notre hôte s’assoit en retrait...
Arrive alors Sigmund, le Grand, Sigmund le magnifique... Comme une fleur, il nous présente notre hôte, sa sœur. Elle a le même père que lui semble-t-il.
Sigmund annonce qu'il a un nouveau sceptre qui détecte les métaux, il est fier d'avoir de l'argent...
On me sert mes plats préférés : poissons crus, œufs de poisson...
Sigmund claironne qu'il a aidé son père à former la jeune protégée... Il nous demande ce qu'on a trouvé sur le magisterium...
Je quitte la table... sans colère... sans amertume apparente... sans dire un mort. Hors de question de bavasser de choses et d'autres alors qu'on a passé un an à le chercher. S'il veut me parler, qu'il vienne sur mon terrain, que je puisse le tester dans mon temple, dans une zone où nul ne pourra mentir. Je ne supporte plus les mensonges.
Sigmund est prêt à reprendre l'aventure...
Il devise joyeusement avec mes compagnons et leur présente sa sœur...
Sigmund parle d'enquêtes à faire sur la naissance de Sylénia. Qui est le dragon rouge qui veut la peau de Sylénia... Sa sœur est jeune et peu loquace...
La sœur de Sigmund est fragile dit-il. Et il ne veut pas la laisser sans surveillance quand elle manifeste son désir d'aller balader en ville...
Mes compagnons se promènent à Absalom... Jorus et Arthur remarquent des petits détails étranges en regardant la sœur de Sigmund...
La sœur de Sigmund semble attirer les poissons quand elle met la main au contact de l'eau...
Arthur a remarqué la sœur avec un gars qui jouait au jeu de dés. Elle est capable de deviner toujours où se trouve l'osselet dans le gobelet...
Je m'enquiers auprès de mon ordre de la possibilité d'arrêter Sigmund mais ils restent fortement pusillanimes. De plus en plus, je songe à former mon propre ordre. Oui vraiment.
La sœur de Sigmund soigne au cours de sa balade un homme qui a été vaincu en bagarre...
Sigmund conseille à sa sœur de ne pas soigner tout le monde, du moins gratuitement.
La sœur se retourne vers la personne qu'elle vient d'aider : " faites attention, la prochaine fois, je n'interviendrai pas "...
" C'est étrange, les humains ont tendance à être une race qui aime s'autodétruire... " lance-t-elle ensuite.
Arthur argue que protéger ses enfants est la même chose pour les dragons et les humains...
" Je vous ne permets pas de parler comme ça de mon père..." La sœur s'énerveun peu quand on parle mal de son père...
Je me tâte, seul dans mon temple, mes doigts glissent sur mes lèvres... Je goûte du vin, la dégustation est de cinq crûs bourgeois ce soir, avec Mungo, comme d'habitude je l'accompagnerai, mais je ne dépasserai pas demi-verre par bouteille, je n'aime pas l'ivresse de l'alcool. Je mets mon armure d'or et de lumière, un hommage à ma Déesse et une occasion d'impressionner Sigmund.
Sigmund repart avec sa sœur...
Jorus et Arthur ont des doutes... Ils pensent que la sœur de Sigmund est Sylénia...
Arthur sait que les dragons d'or avaient toutes les écoles de Magie et les dons de la jeune femme semblent correspondre à cela.
Mes compagnons me rejoignent et me racontent toutes les histoires de la journée, le fond de la sœur de Sigmund est bon... Ils croient qu'elle a la psyché de quelqu'un de plus jeune... Elle a ses humeurs... Si elle était troublée, elle pourrait se transformer pense Arthur...
Je reprends un verre en songeant que Drakissath et que la présence de Sigmund et sa sœur ne sont pas dues au hasard...
Alors que le soir arrive, je sens une manifestation massive de la magie... Entrante et sortante...
Jorus et Arthur se rendent à l'auberge où se trouve Sigmund... L'aubergiste n'a pas revu Sigmund de l'après-midi... Ils sont partis... Quelqu'un est resté dit l'aubergiste...
A l'intérieur de la chambre, la mère de Sigmund... Elle invite mes deux compagnons...
Kaltessa est ravie de retrouver mes compagnons. Elle laisse entendre que mes compagnons ont raison d'avoir des soupçons sur l'enfant-dragon...
Une certaine morgue de Kaltessa transparaît concernant les simples mortels...
Sigmund ne recevra que sur son terrain. Sont-ils prêts à la suivre ?
Kaltessa lance une incantation sur la porte de la chambre et mes compagnons se retrouvent dans une contrée extrêmement froide... le royaume des seigneurs mammouths ?
Ils rentrent dans une caverne après avoir gravi une montagne. Des richesses à perdre de vue s'étalent devant eux. Il y a des drakéides noirs abattus un peu partout, récemment.
Kaltessa s'arrête devant un drakéide mourant.
Combien de temps reste-t-il avant qu'ils n'arrivent ?
Pas longtemps... répond le mourant.
Des cadavres noirs et blancs jonchent la grotte. Kaltessa redessine un nouveau portail.
Direction le Nidal ou que sais-je... dans l'antre de Drakissath. Là aussi, c'est le carnage, plusieurs cadavres jonchent le sol. Arthur a des pointes d'humour noir sur les lieux où passe Sigmund... Kaltessa voulait savoir la progression de ceux qui voulaient récupérer Sylénia...
Un dragon se tient devant les personnages, blessé, avec une méchanceté non dissimulée...
Il semblerait que mes compagnons aient compris la vérité et que Sylénia soit la petite sœur de Sigmund...
Arthur se désigne comme le remarquable barde qu'il est avec un certain humour... Il plaisante sur la condition des dragons et la manière pitoyable dans laquelle se retrouve le père de Sigmund. Il faut le comprendre. Nous avons été tellement manipulés. Une occasion de se lacher ainsi ne se refuse pas pour un esprit rebelle comme le sien.
" Il faut que vous sachiez que la malédiction du magisterium devait en passer par là ". Drakissath accepte sa condition et savait ce qui allait lui arriver...
Il a accepté son destin. Il a répandu la rumeur qu'un dragon d'or était à nouveau de retour.
Les factions de dragon doivent être au courant de l'existence de l'élu...
Jorus tempère l'humour noir d'Arthur qui n'arrête pas de traiter les dragons d'incapables...
Il s'inquiète de la vision du dragon rouge.
Râlant Drakissath s'exprime...
" L'extinction des dragons d'or était voulue..." Comment les dragons peuvent-ils revenir à la vie ?
L'arrière de la grotte explose.
« Drakissath, tes dernières heures sont comptées ! » hurle une grosse voix de dragon.
Loin, là-bas, à Absalom, « ça gratte à peine » dis-je en me massant le duodénum après que Mongo ait proposé qu'on teste plutôt six liqueurs différentes...

Arthur et Jorus résistent par miracle à la peur. Un souffle glacé fait tomber Arthur. Une présence divine, jaune, illumine la pièce... C'est Sylénia qui commence à se transformer en dragon...
Mes compagnons ainsi que la mère de Sigmund tombent tous victimes du vent et de la glace...
Drakissath est agonisant au sol. Sylénia est au tas. Le dragon blanc s'approche de Drakissath et l'exécute à coups de griffes...
Le dragon blanc rejoint ensuite Sylénia, il lève sa patte griffue, elle hurle...
Il écrase sa patte à côté, la prend dans sa gueule délicatement et s'en va... Il a l'air sensible à la détresse de la dragonne... pour une raison inconnue.
J'envoie un page à l'auberge... Il n'y a plus personne. Un prêtre vient avec moi... Non, pas de nouvelles...
Sigmund est catastrophé par la situation... en se réveillant... Il n'a plus de père, ni sa sœur. La mère de Jorus est en sang... morte.
J'envoie un message au plus grand prêtre que je connaisse... Je vais avoir besoin de sorts de divination pour retrouver mes compagnons, s'ils marchent. Le symbole que nous possédons nous masque... Pris d'un élan, guettant un signe, je me coupe le long de mon symbole de Iomedae, je fais glisser le sang dans une coupe et la manière dont celui-ci rougit l'eau ne me rassure pas...
Jaïna me rappelle.
L'auberge est dans un état d'hôpital de fortune...

Je me précipite à l'auberge et soigne mes compagnons blessés et transportés ici par un parchemin qui restait dans les décombres.
Mes compagnons m'apprennent ce qui s'est passé....
Le dragon blanc est parti dans la contrée des seigneurs des mammouths...
On se renseigne à la société des explorateurs.
Il y a bien un dragon ancien qui répond au nom de Lady Vox...
Le corps de la mère de Sigmund est ramené en Kyonin pour des rites propitiatoires...

Voilà...
Sigmund est encore plus aigri. Il a appris la souffrance. Sa soeur a disparu, ses parents sont morts, il ne reste plus que nous comme famille.
Je ne sais s'il pourra être apte tout de suite à se remettre.
Le Nord nous attend donc. Du moins pour certains d'entre-nous.
Il est hors de question de laisser l'élue entre de mauvaises mains. Il va encore me falloir contacter des membres de la société des explorateurs ou de la nation du Kyonin pour en apprendre un maximum sur l'histoire de Lady Vox et de ses faiblesses.
Ma coupe, sur l'autel, au côté de mon fauteuil, est toujours rouge.
Rouge sang.

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