jeudi 10 mai 2012

Fort désespoir...



En avant... Nous apprenons de Traman les noms des autres grands maîtres qui se trouvent en Molthune, voire même en Nirmathas.
Kiras (une demi-elfe), Henric, Sterk et Théodric (pas une super réputation, pas innovant et plutôt sévère)...
Traman est réservé sur sa position vis à vis de l'ordre... Il est porteur de lourds messages, je sens que c'est moi qui devrait faire l'oiseau de mauvaise augure.
Une semaine passe... Nous arrivons à Canorath... La ville principale, la ville croisée de tous les chemins. La ville est en état de siège...
Nous sommes reçus par Markwin Teldas qui nous signale que notre ordre s'est déplacé vers le Nirmathas pour lui porter secours... Ce qui arrive au Nirmathas est horrible dit le gouverneur, une grosse partie des dirigeants de son pays n'agit pas forcément comme il faut...Mais il est tenu par les militaires qui dirigent son pays.
Nous voyageons une semaine, nous apprenons les lourdes pertes du Nirmathas... Nous passons sans problème le goulet sanglant... En Nirmathas, on aperçoit des caravanes... On essaie de convaincre les gens de ne pas aller en Molthune. Souvent en vain. La peur est souvent plus grande que la parole de quelques sages.
Puis, nous parvenons à Tamran, une cité faite principalement de bois... une ville ouverte permettant à la population de s'égayer rapidement dans les bois...
Le grand-maître nous dit que le dirigeant de Nirmathas est un maréchal forestier appelé Weslen Gavirk. Nous sommes reçus par ce dernier. Il y a déjà sur place Kiras et Henric...
Un entretien assez serré. Kiras semble faire partie de la branche dure et elle a beaucoup de mal avec les choses que je dois lui confier. Je reconnais qu'il n'est pas facile d'admettre qu'un paladin soit associé avec un ensorceleur qui traite avec des dragons noirs ou l'ex-membre d'une organisation d'assassins chargée de destituer des rois et des puissants.
Kiras veut avoir une discussion avec Arthur... On passe une petite heure à attendre... Kaeryla l'inquisitrice revient et fait son rapport. Les soupçons de Kiras sur Arthur et son passé sont avérés. Je dois promettre de lui ramener Arthur et deux gardes, Aran et Rabe, nous sont adjoints...
Il n'y aura aucune prime pour mes compagnons. Je dois me contenter de les payer sur mes émoluments. Ceci dit, je ne sais pas pourquoi ils me suivent sur ce coup ci. Ou plutôt j'espère que quelque chose s'est formé entre nous qui dépasse les frontières de certaines nécessités premières.
Nous allons être dépêchés au fortin de Rocnar... Nous serons dans les premiers rangs pour affronter les orques là-bas.
De quoi prouver sa valeur de druide pour Jorus. De quoi être assuré qu'Arthur va bien rentrer. De quoi trouver un peu de gloire pour Sigmund qui ne demande rien tant qu'à devenir riche et célèbre.
Nous passons des cols... Nous essayons de rassurer les gens dans les villages... nous leur disons d'observer les frontières du Nidal. Nous arrivons à un fort, et au loin, se dessinent d'impressionnantes forces armées orques trop ordonnées pour qu'il n'y ait pas anguille sous roche... Ils sont trois mille. Dans le fort, il y a des paladins et des troupes du Nirmathas...
Nous rencontrons le chef du fort... l'officier Maxence... il nous dit que tous les forts subissent des attaques permanentes et ça marche d'une manière un peu bizarre, organisée, les orques agissent de meilleure manière que d'habitude...
Réna, femme officier du Nirmathas à l'aspect fort accorte, accepte d'envoyer des hommes en espionnage pour repérer les dirigeants orques. Nous nous couchons tôt après une mauvaise tourte au ragondin...
Durant la nuit, nous avons l'image d'une vague lumineuse, une image entêtante, obsédante... La lumière n'est pas celle de torches, une aura au-dessus des armées, celles de morts-vivants...
Mes compagnons font un cauchemar... Ils se réveillent en sursaut... On fonce sur les remparts, il n'y a rien...
Quand on émerge à nouveau, il y a une tension sous-jacente... L'armée orque n'a pas bougé... Ils attendent un allié puissant... Une chose qui oppresse les capacités magiques... Mes compagnons ont vu un visage dans le ciel dans leur cauchemar.
Les éclaireurs ont vu des troupes orques calmes. Au plus fort de la nuit, ils ont eu une sensation étrange... Il y a eu comme un vide. Ils ont vu une délégation avec d'étranges bannières arriver, celles du Razmiran... ces derniers, une bonne centaine de personnes, ont parlé avec les orques.
On observe, en vol, des bannières un peu étranges, jaune et rouge...
Deux heures plus tard, un ranger blessé arrive et annonce qu'une armée immense arrive au Nord... le blason du Nidal. Calas, s'appelle-t-il.
On envoie un message aux orques pour leur dire qu'ils sont pris en tenaille... pour observer leur réaction...
Ces derniers attaquent, pilonnent longtemps puis se séparent en deux... Seuls les plus faibles, cependant, se jettent sur nos murailles. Leurs élites restent sagement en arrière. Nous envoyons mille de nos hommes soutenir le fort voisin. Sang, feu et flamme. Je fais surtout marcher la voie de l'arc et du commandement. Plusieurs d'entre-nous tombent, tous les sorts de soins sont épuisés dans la journée. Je ronge mon frein. La malédiction d'Asmodée, qui m'empêche de soigner d'autres personnes que mes compagnons est un lourd fardeau.
L'attaque dure toute la journée, puis les orques se retirent et allument ensuite des braseros au début de la nuit...
Une patrouille revient, elle n'est constituée que de deux cent hommes... Elle a sérieusement perdu des hommes avec les attaques orques...
Attente. La nuit nous enveloppe de son lourd manteau.
Je vais me coucher pour être frais le lendemain. On me réveille. Je suis présenté à une elfe que je reconnais. Elle faisait partie des gardes de Maîtresse Isera. Elle me laisse entendre que sa maîtresse attend un garçon. Ce qui n'est pas bon. La coutume veut assez souvent que le premier né mâle soit sacrifié. Il n'est pas à douter que c'est une invitation déguisée pour m'amener à nouveau dans les profondeurs de l'Outre-Terre.
L'elfe indique que le massacre ne doit pas continuer. Quelque chose de plus grand encore est en préparation. Arthur a suggéré plus tôt dans la journée que les morts pourraient servir à lever une armée de morts-vivants. Ce n'est pas idiot. C'est ce que nous sommes en droit de craindre.
Avec Maxence, une décision doit être prise... Un prélude à un immense chaos doit survenir d'ici à demain... Je lui propose de parler à la population, qu'elle puisse décider par elle-même.
Nous donnons le choix aux gens du fort, se défendre en s'occupant des cadavres ou en n'en faisant pas ou fuir...
Seuls cent personnes choisissent de nous suivre...
L'officier Rena, avec quatre cent hommes prennent sur eux de faire diversion, de charger au péril total de leur vie pour nous permettre de partir.
Sigmund a disparu dans la nuit. Mais je ne suis pas inquiet. Capable de voler et d'être invisible, il a certainement tous les moyens d'aller où il veut pour chercher l'aide dont il m'a parlé. Il m'a déjà surpris il y a une semaine en révélant qu'il avait été contacté par le Nidal pour faire partie d'une armée chargée de descendre sur le Nirmathas. Je suppose qu'il doit chercher à contacter ce « lézard » dont il m'a causé.
Nous fuyons à une centaine, Sigmund est toujours manquant. Une forme spectrale se lève et règne sur la plaine, tout comme dans le cauchemar de la veille fait par mes compagnons.
Les yeux dans le noir sont terribles, la troupe de quatre cent braves se fait tailler en pièces... Eclair, foudre, tonnerre, nuages qui roulent et auras vives émergeant des montagnes faisant frontière entre le Nidal et le Nirmathas.
Une bête apparaît, terrible, immonde, quasi-divine.
La tarrasque.
Un autre enfant de Rovagug. Un autre rejeton.
Ainsi serait le projet de Namtar... Réveiller tous ses frères ?
Les portes du chaos et de la destruction. Et à son seuil, la plus terrible des bêtes pour accomplir la volonté d'un dieu enfermé.
Combien vont mourir aujourd'hui ?
Et demain ?

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