mercredi 11 avril 2012

Dans la peau d'un gnome.



Dans les geôles...
Un moment de répit, à réfléchir sur nous même. A constater certains changements. Sigmund teste un sortilège appelé « Splendeur de l'Aigle » sur moi. L'objectif avoué est de parvenir d'ici peu à fabriquer des bandeaux qui seront utiles pour lui, Arthur et moi (pour Jorus aussi remarquez). Nous sommes des êtres dont les pouvoirs reposent sur la prestance sociale. En obtenir plus permet d'avoir certains avantages non négligeables. Peut-être d'être remarqué par une reine. Je ne peux m'empêcher de frémir en songeant qu'en cet endroit je retrouve mon enfance et une partie de mes rêves. Prince et princesse, quête de chevalier ou de lumière... Servir une dame, tomber amoureux de quelqu'un de noble.
Un garde vient s'enquérir de notre condition, pendant qu'Arthur fait des manipulations magiques derrière moi (un sort de quête?), je lui demande de nous rapporter du thé et de quérir le conseiller Avernes.
Il ne faut pas beaucoup de temps à celui-ci pour venir nous chercher. Je l'informe de la traîtrise du faux paladin d'Iomedae, il m'avoue qu'il est plus ou moins au courant. Hum. Bon pour nos affaires ça.
Nous sommes amenés dans des salles plus sympathiques, pas le même niveau de luxe que lorsque nous étions hôtes de la reine, mais tout de même. Mes compagnons doivent patienter pendant que je suis convoqué par Avernes qui se méfie, sans doute un peu à juste raison au regard de certaines choses dans leur passé, de ces derniers.
Une jeune devineresse elfe me montre des images assez troublantes qui concernent la mère de Sigmund et la manière dont elle aurait pu activer quelque chose dans la couronne des elfes. Je suis aussi informé du fait que la mère de Sigmund était la sœur cadette de la mère de la reine et qu'elle prit le chemin des « exilés » voici quelques années. Sigmund cousin de la reine. Tous ses espoirs de la séduire qui s'envolent. Mais une possibilité, puisque la reine ne semble pas au courant, d'avoir une place dans cet endroit.
J'apprends également, décidément, que la couronne que nous a laissé Dragotha est un faux... Joli lancer d'Avernes du « faux » par la fenêtre. Le conseiller de la reine me plait de plus en plus, c'est un homme qui aurait su séduire ma sœur.
De retour dans la salle de mes compagnons, j'essaie d'avoir une explication avec Sigmund. Le coquin. Il ne semble pas forcément au courant qu'il est le cousin de la reine mais il doit garder de sacrés buissons dans son jardin secret.
Des petites voix se font entendre dans une salle voisine, des gnomes. Nous nous rapprochons. Nous apercevons ce qui ressemble à une mage, un roublard, un rôdeur et une prêtresse bosser sur une machine étrange en employant des termes techniques et des théories qui nous dépassent tous de loin. Il est clairement question d'un cristal qui doit se connecter à cette machine et qui est dans le trésor royal de la reine...
Le temps que la reine récupère, les visites à celle-ci ne pourront avoir lieu que le lendemain, après l'entrevue des gnomes.
Une soirée de détente. Des servantes et des filles des rues nous sont offertes. Pendant que mes compagnons se livrent aux joies de la fornication, de la boisson et du plaisir, je profite pour poser quelques questions à une dénommée Tania. Elle m'apprend à quel point la situation est tendue (hum... au moins autant que l'émotion de mes compagnons) et comment le Nirmathas se fait laminer par les forces du Molthune. Nous devons vraiment retourner là-bas.
Le lendemain, plus ou moins frais et dispos, nous nous retrouvons dans la salle d'audience. Les gnomes font leur spectacle autour de la machine destinée à faire de si jolies lumières. Comme nous sommes relativement sympathiques, nous acceptons de les aider pour faire des branchements et régler des trucs qui ne peuvent être fait par huit mains.
Le cristal utilisé et réclamé par les inventeurs de la machine semble avoir appartenu aux premières générations de gnomes, arrivées en Kyonin, au moment où les elfes sont partis...
Chouette. Une première activation de la machine ne donne rien. Un petit problème technique assez vite réglé puis c'est avec une joie sans pareille que les gnomes activent enfin leur machine extraordinaire.
Un grand flash blanc... Inconscience.
La première chose en revenant à la réalité, ce sont des chaos, des odeurs de la forêt, nous sommes dans des chariots... Une voix nous cause... Un conducteur gnome. Il se moque de nous pour avoir échoué devant la reine. J'ouvre les yeux et remarque trois gnomes en face de moi. Les mêmes qui étaient occupés à la machine.
Transfert de conscience.
Malédiction.
Sigmund est Sys Écrou, un fier rodeur brun et barbu. Arthur est Art Coince-Clou, un inventeur roublard et curieux. Jorus est Jar Pignon, une prêtresse blonde et mignonne. Et moi, je suis Aril Bouletin, une mage rousse et incendiaire.
Une femme, à nouveau. Mage de surcroit. Un signe ?
Nous nous rendons compte que nous avons été ramenés au village des gnomes. Tout le monde est assez en joie de nous recevoir.
Les deux personnages les plus importants du village pour nous sortir de la mouise semblent être :
Poshmente Cuivré, le meilleur des ingénieurs... Il a une prothèse en acier et ne semble pas particulièrement troublé par notre expérience, jugeant presque plus qu'il s'agit là d'une lubie gnome de notre part lorsque nous racontons notre mésaventure.
Néfi, une inventrice assez douée qui est d'accord pour nous aider mais veut nous faire tester une machine de son invention où l'écureuil d'Aril, ma mage, a déjà brûlé. Je me plie à l'expérience le temps d'exploser un peu et d'avoir un double alors que Sigmund lui aura la joie ensuite d'être invisible.
C'est carrément le chaos dans notre tête, comme si on mélangeait les souvenirs ou l'attitude de ce corps d'emprunt et de ce que nous sommes. Nous ne sommes pas encore vraiment capables de maîtriser les talents de ces corps mais fouiller nos maisons et appartements semble être la première des choses à faire. Je tente de ne pas me préoccuper du fait qu'Aril ait un fils qu'elle n'a pas reconnu, une manière qui me semble étrange, mais les gnomes sont si libérés...
Dans les papiers nous découvrons que la théorie de la machine est de transposer un monde dans un autre monde, de ramener quelque chose ou de le créer... L'idée a été conçue il y a une centaine d'années...
Une gnomesse finit par nous aborder... Une druidesse, elle s'appelle Ava... elle est assez prête à entendre notre histoire et nous aider à rentrer dans la cité elfe.
Nous retournons sur ses conseils voir Néfi qui rebosse sur notre machine... Il lui manque des pièces à chercher chez un revendeur gnome... Bric à Broc qu'il s'appelle...
La liste est la suivante :
Batterie en or filastique, condensateur électrostatique, déclencheur instable, micro-ajusteur gyromantique catalysé de première génération, un gyro-chronatome infusé pour mieux conduire la chaleur (il nous faut la troisième génération).
Impossible d'avoir le dernier objet d'après Bric à Broc. Seul quelqu'un, le vieux Xit, le possède... Il n'est pas prêt à le relâcher... Et pour cause. Il l'a utilisé sur un mécano trotteur ISG 4000... Xit a donné à sa machine l'ordre de combattre dans le Nord pour protéger les frontières elfes et du coup, après avoir pris « une patate d'un ogre », la machine est devenue folle et attaque tout ce qu'elle voit...
Hu.
Double hu, même quand Néfi nous décrit le monstre que semble être cet engin.
Qui va devoir aller chercher cette fichue pièce dans le Nord pour réparer la machine, rentrer chez les elfes et espérer qu'entre-temps des gnomes n'ont pas fait trop de bêtises en habitant les corps d'un barde, d'un ensorceleur, d'un druide et d'un paladin ?
Hu ?
Les voies de Iomadae sont de plus en plus impénétrables...

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