samedi 7 décembre 2013

Chronique des artefacts, entrée 1

Joshua Kenson
Nature Survivant, Attitude Battant.
Fo 2, Dex 5, Vig 3 ; Cha 2, Man 2, App 2 ; Per 3, Int 2, Ast 2
Conscience 2, Maîtrise de soi 4 (3), Courage 5. Volonté 10 (5), Humanité 6
Bagarre 3, Vigilance 1, Athlétisme 1, Esquive 3, Intimidation 1, Commandement 1, Rue 1
Survie 1, Furtivité 1, Armes à feu 5, Conduite 1, Mêlée 1
Occultisme 1, Linguistique 1, Investigation 1, Informatique 1
Historique : Contact 3, Ressources 3, Influence 1, Alliés 3 (5)
Bonus : +2 Maîtrise de soi (2), +5 Volonté (5), +2 Tir (4), +1 Dextérité (5), Historique (5)
Avantages : Ambidextre (1), Casse-cou (3)
Défauts : Vindicatif (-2), Phobie des serpents (-2) (failli crever en Afrique avec une de ces saloperies).

Joshua Kenson a fait l'armée et la police montée canadienne.
Il était bon. Il a été embauché comme mercenaire pour Blackwater / Academi
Il s'est marié aussi. Il était moins bon.
Pendant une mission en Afrique eh bien, il a eu du mal avec des impondérables qui ont causé la mort de gamins juste au moment où il apprenait que sa femme avait accouché et donné naissance à deux enfants, dont un mort-né.
Dans sa tête, Joshua s'est toujours dit que son fils avait été enlevé. Plus simple. Peut-être vrai.
Un sniper de première, dégoûté par les mecs pour lesquels il bosse, avec l'envie d'avoir une vraie cause pour ce qu'il sait faire.
Il n'y avait qu'un pas.
Pas mal de placements, un peu d'héritage familial dans les entreprises de bois, et Joshua joue au rentier avec un apparent boulot à mi-temps de prof de Tir et une réelle activité d'assassin.
Mais pas n'importe qui.
Joshua est une sorte de vigilant. Il ne tue que les pourris de chez pourris.
Dans un monde fini par l'argent, la pollution et la corruption des masses, il faut viser les corrupteurs.
Parfois les meurtres sont faits sous contrats, parfois juste pour faire la justice en travaillant avec des associations écoterroristes.

Joshua n'a pas beaucoup de passion : les armes, la nature et les espaces sauvages, sa fille de 8 ans avec laquelle il correspond sur le net.
Il a bien eu deux ou trois autres femmes dans sa vie depuis le divorce au retour d'Irak. Mais Joshua n'est pas prêt à recommencer une vie de famille.
Il a la haine contre les pollueurs de cette planète.
Il a l'intention d'en faire payer d'autres. Ces gens-là laissent crever les gens en Afrique dans des zones polluées par eux, et pas qu'en Afrique.


Contacts principaux :
Dealer d'arme, Fabriquant de faux papiers, Intermédiaire de la NSA
Alliés principaux :
Ecoterroriste riche et discret, Hacker de haut vol et Dealer de contrat.
Influence :
Milieu des snipers.


Roland Mac ... est...
Heu.
Roland a rêvé de ça :

Flammes, feu et ténèbres.
La main rouge, le sang meurtri, le cri des femmes perdues...
Le coeur bat. Le coeur crie. Le coeur ne bat plus.
La mort ne vient pas. La mort vient. La mort ne vient pas toujours.
Les bras de la Déesse ne s'ouvrent pas.
Je chasse, je pêche, je prends. Je prends ce qui n'est pas.
Pensée déconstruite.
Qu'est-ce que je fais là ?
Une balle ? Une balle dans la tête ?
Combien de fois ai-je été blessé.
Le docteur me demande comment ça va.
Le docteur est quoi ?
Une femme, rousse ?
Je ne sais pas qui je suis.
Je pêche, je prends, je chasse. Je chasse ce qui n'est pas.
J'aime la nuit, je hais la nuit, je rencontre la faune qui est comme moi.
La drogue, non.
Quelqu'un est mort à cause de la drogue. Une femme ? Ma femme ?
Je ne sais pas ce qui a été.
Je prends, je chasse, je pêche. Je pêche les informations qui ne sont pas.
Une carte de journaliste ? Une licence de privé ? Un badge de flic ?
Non, rien de tout ça.
Je touche, je sens, je vois, plus loin.
La bête qui habite la nuit grogne. Elle hurle.
La lune est rouge sang.
Je plonge.
Froid, glace et ténèbres.

Mais Ian (il aime Ian comme nom de scène) n'est sûr de rien. Ian est. Euh... Ian est amnésique. Toutes ses affaires ont été déménagées des Etats-Unis récemment, pour sûr.
Il a de l'argent investi dans l'art, des boucheries Halal et une agence de voyance en ligne.
Il a comme contact un dealer d'objets occultes anciens et d'objets d'art.
Il a assurément des talents de gentleman cambrioleur.
Mais pourquoi il est venu à Londres et pourquoi il aurait perdu la mémoire, ça...
Il pourrait même être intéressant qu'il ne soit pas sûr du clan auquel il appartient.
Les malkavs peuvent dire Malkav, mais il pourrait tout aussi bien être Pariah, Tremere, Toréador ou Tsim... non, ça c'est pas possible il paraît...

Note : Mentor dans l'historique peut-il être un esprit lié à un objet dans la collection de trucs bizarres de Ian ? Une sorte de fétiche lié aux cultes des ancêtres. Ça ne communique que par images, sensation, et encore parce que Ian a des capacités de Médium et prophétiques.

Ian Tyrell (nom de scène).
Nature Passionné (Occultisme) et Attitude (Séducteur)
Fo 1, Dex 3, Vig 2 ; Cha 3, Man 5, App 2 ; Per 4, Int 2, Ast 2
Conscience 2, Maîtrise de soi 4, Courage 5. Volonté 10, Humanité 7
Vigilance 3, Empathie 3, Subterfuge 3, Athlétisme 1, Intimidation 1, Commandement 1, Rue 1
Furtivité 3, Etiquette 1, Conduire 1, Représentation 1, Sécurité 1, Mêlée 1, Armes à feu 1
Occultisme 3, Linguistique 1, Investigation 1, Erudition 1
Historique : Génération 5, Ressources 5, Mentor 1 (un malkav arrière-arrière petit fils de la primogène Malkav de Londres), Contact 1 (Marchand d'objets d'arts et occultes).
Bonus : +1 Maîtrise de soi (2), +5 Volonté (5), +7 Historique, +1 Humanité (1).
Avantages : Voix enchanteresse (2), Médium (2), Capacité prophétique (3)
Défauts : Amnésie (2), Baiser brûlant (4), Sosie (1)

Il y a ce qui est et ce qui n'est pas...

Il y a ce qui est et ce qui n'est pas.
Il y a ce qu'on sait et ce que d'autres savent pour vous.
Il y a la lumière qui n'est parfois plus.

Dans l'idéal, dans l'idéal...
Issu d'une riche famille dans l'exploitation du bois au Canada... Un frère jumeau, plus vieux.
Le frère jumeau disparaît quand il est très jeune, une rançon qui n'est jamais payée.
Le gamin ne revient jamais.
Le premier enfant devait être militaire, un des seconds devait être prêtre mais qu'en est-il du septième fils d'un septième fils ?
Le gamin qui fut enlevé, le jumeau, était-il le sixième ou le septième ?
Dans la famille, il y a un don.
C'est un futur de prêtre exorciste qui attend le petit Ian. D'après. Mais Ian n'est pas sûr. Pas sûr du tout. Le père de Ian, Scott cache un lourd secret. Les images qui envahissent parfois Ian lorsqu'il s'approche de son père montrent la nuit, les ténèbres, du sang et un pentacle qui n'a pas l'air rassurant.
Lui, Ian, il préférerait faire des shows.
Puis un jour alors qu'il n'est pas à la maison parce qu'il a entendu des voix dans un cimetière et qu'il essaie de les comprendre, la maison brûle.
Brûle.
Avec tout ce qui est dedans.
Ian récupère le crâne d'un de ses frères ou de ses parents.
Ça ne se fait pas, mais Ian s'en fiche.
Il découvre alors qu'il est autant attiré par le monde des morts que le monde des vivants, qu'il y a des âmes en peine de l'autre côté qui ont besoin d'exprimer leurs derniers regrets à ceux qu'ils ont laissés derrière eux.
Il se met alors à visiter les hôpitaux pour aider certains à passer.
Les esprits le surnomment le passeur.
Ian aurait préféré le voyant... Il a depuis tout le temps, aussi, des flashs du futur, ce qui explique pourquoi il n'était pas à la maison quand elle a brûlé.
Il y avait quelque chose de pas clair avec son père et de dominé avec sa mère.
Le crâne de sa mère.
Son objet le plus cher.
Ian est beau, Ian est intelligent. Ian investit une partie de l'argent familial dans d'autres domaines et en partie la voyance. Nous entrons dans l'Ere du Verseau, une ère où l'humanité est destinée à s'élever.
Ian a le projet de monter un culte dédié au respect des morts et à appréhender la frontière qu'il y a entre les vivants et les morts.
Il apprécie aussi son argent pour aider dans son temps libre les gens qui vont avoir des merdes dans ses visions.
Il n'a pas le bourrichon de se prendre pour un quatrième prophète. Il est juste un prophète des frontières entre les mondes.
Et puis il y a l'accident de voiture.
Ian est blessé, deux hernies difficiles à soigner au dos, impossible de soulever des charges lourdes et de faire du sport comme avant.
Ian se laisse aller. Il néglige son apparence.
Le temps passé dans le coma lui a montré un nouveau futur.
Et si l'accident n'était pas fortuit ? Quelqu'un, une organisation, lui a fait du mal n'aimant pas son projet de rapprocher les morts et les vivants.
Ian parfait ses capacités à entrer dans des maisons lorsqu'il entend des voix. Ian cherche les moyens d'en apprendre plus sur ses capacités avec la mort. Ian cherche à comprendre ses visions du futur qu'il a eues dans le coma : embrasser la nuit pour accomplir pleinement sa tâche.
Qui a provoqué l'accident de voiture ?
La maison de ses parents a bien brûlé après tout.
Il avait 15 ans.
Et si son frère était encore vivant ?
Et si Ian avait parfois des absences, lorsqu'il laisse des esprits parfois le posséder « cheval » ?

Ça, c'est l'idéal. Ça, c'est ce que Ian va décider de croire.
Et si, d'ailleurs, Ian n'était pas Malkavian comme on dit ?


C'est une belle histoire hein ?
C'est celle que je m'étais inventé.
Et maintenant ?
Me voilà connecté à un tueur humain, à un gangrel un peu ronchon, une giovanni un peu paniquée et à un toréador un brin flipé et négatif.
J'ai rien demandé.
Rien.
Il y a deux ans, je me suis créé ma vie en sortant du néant.
Il y a quelques jours, paf. Et vas-y qu'un tatouage m'apparait sur la paupière comme il apparaît sur la paupière d'un humain au Canada, et vas-y qu'il en va de même pour d'autres vampires.
L'un d'entre-eux se fait même tuer rapidement devant nous par un malkavian diaboliste avant qu'il ne soit exécuté par notre gangrel de service.
Notre gangrel, enfin... Le gangrel de notre côterie d'infortune.
Et vas-y qu'on nous demande une chasse au sang pour latter un séthite.
Et vas-y que nos doubles, mortels, s'inquiètent des visions qui nous sont apparues et des 13 artefacts de la série de Top Cow.
Et vas-y...
Et ce n'est pas tout. Ce n'est pas tout.
On a une chasse au sang sur la gueule pour violation soi-disant de la camarilla. Un seul humain qui pète un peu les plombs, je n'ai même pas le temps de réagir, et on doit mourir tous les quatre d'après cette connasse de Princesse de Londres ? Oui, connasse.
Salope.
Pute.
J'ai la haine en moi. La haine qui vient de l'humain de l'autre côté, au Canada, auquel je suis connecté, comme si on avait qu'une âme pour deux corps. Il a la vengeance en lui, il est vindicatif.
Un pauvre connard d'humain qui pète les plombs dans un lieu très certainement contrôlé en plus.
Et cette chasse, sans déconner.
Je n'aime pas être un vampire pour le sang. Pour le reste, par contre.
Je n'aime pas boire du sang d'humain. Paf, je me sens obligé de faire le con. Là, dans l'ambassade italienne, je me retrouve à me prendre pour un mineur. Je sais que j'ai encaissé la décharge. Mais quand même, je ne peux pas m'empêcher de faire le con parce que la vie est courte.
Et sans doute pour les conforter dans le fait que je suis un malkavian. Notre association de tatoués a besoin d'y croire.
C'est plus facile toutes les merdes qui ont plu si je suis malkavian.
La chasse au sang.
Je rage.
Ils ont brûlé la maison du gangrel, ma boucherie.
Je rage.
Qui rage ?
Joshua. Joshua voudra me venger. Se venger. Il est moi, je suis lui. S'il voit tout ce que je suis, c'est sûr, il ne va pas aimer ceux qui me chassent. Malheur à eux si leur adresse vient à m'être connue.
J'aime bien mes compagnons.
Le toréador est un peu peureux, mais passons. On peut pas lui reprocher, c'est une chasse au sang. C'est beaucoup peureux qu'on devrait être.
La giovanni cache des trucs. Mais tant pis. Je l'aime bien. J'aime beaucoup son humaine. Pas dans le caractère. Juste parce que je ne sais pas. J'ai voulu la sauver.
Le gangrel est mon préféré. Il ressemble un peu à mon côté humain. C'est sûr que la merde qui pleut ne doit pas être facile. Mais j'ai pu constater que placer mon symbole contre les siens (il en a acquis un deuxième le bougre) ne déclenche pas de visions.
Et c'est tant mieux.
Parfois les visions montrent un futur que je ne voudrais pas voir.
Est-ce que je hais la Princesse de Londres ?
Je ne sais pas. Joshua la hait.
Moi, je la trouve rigide.
Les ventrues ont un balai dans le cul. Un gros. Trop gros.
J'espère que je ne suis pas ventrue.
Un jour, il faudra que je fasse analyser mon sang par un tremere. La toréador parisienne qui nous a sauvés pourra peut-être nous en présenter quand on aura fui Londres.
Mais je ne sais pas.
Il paraît que les tremeres aussi ont un balai dans le cul.
Moi, j'aime bien les gens qui n'ont pas de balai : les gangrels, les nosferatus, les toréadors, les...
Non, les malkavians, je ne sais pas. Je me méfie. Si ça se trouve, ça fait deux ans qu'ils m'enfilent.
Un brujah.
Il faut que je trouve un brujah.
Qu'il me parle de la manière d'être anarchique.
Je vais commencer à croire que l'anarchie c'est mieux que ces trop lourdes règles à la con de la Camarilla. Trop lourdes, enfin... oui, les règles protègent. Mais si c'est pour flinguer quatre personnes parce que l'une d'entre-elles a échoué à utiliser un pouvoir et parce qu'un autre a cherché à savoir la teneur d'une menace qui pourrait tout détruire d'après une prophétie.
Rha.
Je m'en retourne faire l'hélicoptère avec ma bite, tiens...

Oui, je sais.
Je viens de me relire.
C'est un peu confus. Mais je ne vais tout de même pas être explicite. Ces notes pourraient tomber dans les mains de n'importe qui.
Ces notes.
Drôles de notes.
J'ai fini de jouer au mineur. Je sais que le sommeil va bientôt nous gagner. Je ne sais pas ce que je serai demain.
Je ne sais pas.
Je sais que j'ai peu de chances d'être surpris, c'est le seul don de la nuit que je possède mais il est fort chez moi, sans doute parce que j'avais déjà des dons en tant que mortel. D'après certaines recherches en occultisme que j'ai effectuées dans les deux ans, ça peut arriver. Le sang vampirique transforme ce qui était avant. Mettons que j'étais une sorte de sorcier ou de médium, et paf, tout est passé dans la discipline qu'on appelle l'auspex, mais aussi le sixième sens. Le sixième sens, le sens du danger à la Spiderman, vous voyez, ça titille quand une merde arrive. Ça fait aussi parfois faire des rêves prémonitoires.
J'ai fait un songe, pas un vrai songe, des images mentales qui défilaient.
Non, un vrai songe, finalement.
Oui.
Un vrai songe.
Dedans, on était quatre groupes d'individus, l'un fut battu et exclus et un jeune enfant avec une bague en or, détenant de nombreux pouvoirs avait décidé d'être le maître de tous et des quatre groupes. Avec deux des membres du groupe que j'avais déchu, l'un habillé en noir, l'autre habillé en blanc, on a décidé de se battre contre l'enfant. Un enfant très rapide, monstrueux, démoniaque, protégé par la magie de son anneau. Nous n'étions armés que d'épées moi et les deux autres. Et à la volonté, à l'acharnement, en dépit de toutes les chances de réussite, on y est allés et on a hâché l'enfant et l'anneau, au-delà de toutes tentatives de reconstruction possibles.
Lorsqu'on est sorti avec mes deux compagnons de l'entrepôt, sur une île, où l'on avait vaincu l'enfant, une cérémonie d'adoubement avait lieu, les gens célébraient les chevaliers qui allaient combattre l'enfant, les groupes qui s'étaient réunis pour cela.
Trop tard, nous avions déjà fait le travail...
...
J'ai aussi vu ma pauvre mère atteinte du diabète, qui a du mal à joindre les deux bouts et qui acceptent plus d'heures de ménage que son pauvre dos ne pouvait supporter. Ma sœur, la crème de notre famille, qui travaille comme une acharnée, elle a des grosses lunettes en écaille et se peigne mal, mais elle est si jolie. Elle est si jolie et intelligente. Un jour, elle sera médecin et pourra nous aider. Je suis parti tôt de l'école pour rejoindre la mine où mon père est mort deux mois après que j'y sois rentré. Mon frère, lui, fait des chantiers. On trime, on est le sel de la terre, le bock de bière de la misère dans le pub qui passe des tubes qui ont dix ans de trop.
Ma pauvre mère qui s'inquiète. 
Je vais à l'église, je donne mon sang et j'ai une petite amie noire.
Je vais aussi faire un spectacle full monty. On est comme ça, à la mine. On aime bien déconner. On sait qu'on ne vivra pas aussi longtemps que nos patrons. Le crabe gagne plus vite dans la poitrine par chez nous.
Ma pauvre mère. Elle n'aime pas trop que je donne mon sang.
...
Je regarde la poche de sang.
Je n'aime pas cette idée de devoir tuer les humains. Enfin, du moins ceux qui ne le méritent pas. Les pauvres, les infortunés, les malheureux et le sel de la terre.
Les salauds, les exploiteurs, je ne dis pas. Je ne sais pas. Je ne peux pas boire sereinement de toutes les manières. Je sais que je dérobe une partie de l'âme quand je le fais. Ou que je m'en imprègne si fort que j'ai l'impression de la dérober. Et il en est de même pour l'humain. Il sent cette perte, il hurle de douleur.
Il semble que ça soit éventuellement la même chose quand je mords un vampire.
La douleur, le cri de la bête est à la fleur de ma peau.
Je touche le symbole sur ma paupière.
Etais-je seulement en vie avant ?
Je suis né le jour où cette chose est apparue. Je suis né sous le ciel de Vancouver et dans ce bal de la tour de Londres. Joshua Kenson pourrait ne pas vouloir l'accepter. Mais il saura tout ce que j'ai écrit pour moi, pour lui, pour nous.
Nous sommes nés ce jour là.
Forgés dans les vers de la prophétie...
La prophétie ?
Vous la voulez ?
Non, pour l'instant je préfère qu'elle soit écume amère dans les souvenirs houleux et les vagues distordues du passé récent.
Mon dieu.
Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas de porc dans cette ambassade italienne ?
Tout est bon dans le cochon.
Tout.
Hu.

Et d'ailleurs à quel point sommes-nous des cochons ?

Aucun commentaire:

Publier un commentaire